Le XV de France à nouveau frappé par les blessures avant le Tournoi des Six Nations. À quelques jours du premier match décisif contre l’Irlande, Fabien Galthié doit gérer une nouvelle vague d’absences. Après Thibaud Flament, deux joueurs clés du Stade Rochelais, Uini Atonio et Paul Boudehent, ont dû déclarer forfait pour le rassemblement à Marcoussis.
Le sélectionneur l’avait prévenu : la dernière journée de championnat avant le Tournoi est toujours une période à haut risque. Ce week-end a malheureusement confirmé ses craintes. Uini Atonio, pilier droit, et Paul Boudehent, troisième ligne, sont officiellement blessés. Pour pallier ces forfaits, le staff mise sur l’expérience toulousaine en appelant Georges-Henri Colombe et Alexandre Roumat.
Le cas d’Uini Atonio inquiète particulièrement. Le colosse rochelais a été contraint de renoncer lors de l’échauffement avant le match contre Clermont en raison d’un problème au sternum, privant ainsi la mêlée tricolore d’un élément clé. Ronan O’Gara, son entraîneur en club, raconte : « Uini m’a dit sur les mêlées à l’échauffement que ça n’allait pas. »
Présent à Édimbourg pour le lancement officiel du Tournoi, Fabien Galthié reste prudent sur la durée de ces absences : « Ils (Atonio et Boudehent) sont forfaits jusqu’à mercredi, après on verra. C’est une première liste, on verra. On est habitué à avoir des blessés, on s’y était préparé. »
Si la blessure aux cervicales de Boudehent semble plus facile à gérer grâce à la profondeur du vivier en troisième ligne, le départ d’Atonio complique la composition de la première ligne. Régis Montagne ou le revenant Tevita Tatafu pourraient être pressentis pour occuper le poste de pilier droit face à une équipe irlandaise redoutable.
Malgré ces imprévus, Fabien Galthié reste confiant : « Je vais être honnête, on connaît en partie notre quinze de départ. Mais il y a challenge, compétition autour de 28 joueurs. »
La pression monte à Marcoussis. Le premier entraînement de la semaine, prévu mardi, devrait éclaircir les choix du staff. Entre blessures et retours comme celui de François Cros, la hiérarchie au sein de l’équipe est bouleversée à moins de dix jours du coup d’envoi.







