Mickaël Guillard, pilier de deuxième ou troisième ligne, s’est livré à L’Équipe au sujet de la fin de carrière brutale d’Uini Atonio, pilier droit international français. Très affecté par cet événement, Guillard décrit avec émotion le rôle central qu’occupait Atonio au sein du groupe.
« On a tous été très attristés parce que Uini, c’est quand même un peu le papa du groupe. Ça fait des années qu’il est ici. Il occupe une place forte dans l’équipe de France parce que c’est le pilier droit. Il est toujours très cool avec tout le monde. Il nous accueille bien. Par exemple, l’année dernière, quand je suis arrivé dans le groupe, il m’a très bien accueilli. Il finit comme ça, d’un coup sec, alors qu’il devait nous rejoindre à la base dimanche soir », confie Guillard, évoquant le brusque arrêt provoqué par la blessure d’Atonio à l’échauffement contre Clermont.
« Malheureusement, il s’est passé ce qu’il s’est passé. On pense fort à lui. On lui envoie plein d’ondes positives pour qu’il se remette bien. On pense surtout à lui et à sa famille. Arrêter sa carrière comme ça, c’est triste pour le joueur qu’il a été, pour tous les services qu’il a rendus pour son club et pour le quinze de France. C’est vraiment très triste. Durant tout le Tournoi, on aura une grosse pensée pour lui. On a hâte qu’il puisse s’en sortir, qu’on puisse le voir et partager des moments avec lui quand il sera sorti de l’hôpital. »
La journée a été marquée par l’émotion et l’inquiétude au sein de l’équipe. « C’est sûr que c’est un peu dur aujourd’hui. On partait pour la musculation et on a tous appris l’info sur nos téléphones. On a vu “Uini, arrêt de carrière, problème cardiaque”. Direct, on a pensé à lui. On s’est dit : “Est-ce que c’est grave ? Est-ce qu’il va s’en sortir ?” Ça fait toujours peur les problèmes cardiaques. Aujourd’hui, ça n’a pas été facile. Ça va aller avec le temps. On a quand même un gros match à préparer (contre l’Irlande, le 5 février) mais c’est sûr qu’on va penser à lui. »
Enfin, Guillard révèle que la nouvelle leur est parvenue par les médias avant leur première réunion collective, renforçant le choc initial. « On l’a appris par les médias avant la première réunion tous ensemble. Certains mangeaient, d’autres se préparaient ou faisaient des straps. On n’était pas tous ensemble. On en a discuté directement quand on s’est tous réunis. »
Un soutien unanime se forme autour d’Uini Atonio, dont la carrière s’achève prématurément dans des circonstances douloureuses.







