Alors que l’Aviron Bayonnais s’apprête à affronter le Stade Toulousain à Ernest-Wallon, l’atmosphère est lourde au bord de la Nive. La récente défaite à domicile contre Castres (10-13), la première en 19 mois à Jean-Dauger, a fragilisé le manager Grégory Patat, confronté à des tensions croissantes avec sa direction.
### Un staff soutenu par les joueurs et le public
Malgré un bilan inquiétant, avec une seule victoire sur les sept derniers matchs, Patat bénéficie du soutien de ses joueurs. Son capitaine, Arthur Iturria, a fermement écarté toute idée de changement à la tête de l’équipe : « J’espère que cette défaite n’aura pas de conséquences. Ce ne serait peut-être pas la meilleure manière de finir la saison. Qu’on le veuille ou non, ça bouleverse un peu la sérénité d’un groupe. »
Lundi soir, lors des Oscars Midi Olympique, le manager a également reçu une ovation chaleureuse, preuve que sa popularité auprès des supporters reste intacte, malgré un jeu en dents de scie et une infirmerie constamment sollicitée.
### Une usure mentale et des sollicitations extérieures
Si Grégory Patat demeure aux commandes, la tension est palpable. En froid avec ses dirigeants depuis plusieurs semaines, le manager ne cache plus sa fatigue en privé. Sous contrat jusqu’en 2028, son avenir immédiat apparaît cependant incertain.
Selon Midi Olympique, le Gersois aurait récemment confié sa lassitude face à un contexte devenu « pesant ». Par ailleurs, le club du CA Brive, évoluant en Pro D2, surveille attentivement son profil pour piloter son prochain projet sportif.
Malgré tout, Patat refuse de baisser les bras. Il compte sur son équipe pour afficher un autre visage ce samedi face à Toulouse, à Ernest-Wallon : « Cette défaite à domicile fait mal, c’est un coup d’arrêt, on ne va pas se le cacher, mais il reste encore pas mal de matchs à jouer », souligne-t-il. « L’énergie est là au quotidien ou dans les échanges, mais ça ne rapporte pas de points. »
### Toulouse, un match pour se relancer
Face à un Stade Toulousain privé de plusieurs cadres en raison des doublons internationaux, Bayonne cherche avant tout à retrouver ses fondamentaux. Le manager insiste : « On va affronter un adversaire en surconfiance à domicile, car il a pris 39 points sur 40 possibles, mais on y va pour se concentrer sur notre rugby et maîtriser des choses basiques. » Même si les conditions climatiques s’annoncent compliquées, « on veut se servir de cette rencontre pour être plus consistants dans notre jeu », conclut Patat.







