À quelques jours du coup d’envoi du Tournoi des Six Nations face à l’Irlande, l’effervescence grandit autour du retour d’Antoine Dupont, capitaine emblématique du XV de France. Guy Novès, ancien manager historique du Stade Toulousain pendant plus de vingt ans, porte un regard unique sur l’évolution du demi de mêlée, dont la popularité dépasse désormais largement les frontières du rugby.
**Un étonnement face à la « star-système »**
Aujourd’hui, Antoine Dupont est plus qu’un simple joueur : il est une véritable icône mondiale, courtisé par les grandes maisons de luxe et présent sur les tapis rouges les plus prestigieux. Cette médiatisation intense interpelle Guy Novès, qui ne l’a pas dirigé en club mais l’a révélé en équipe nationale.
« Quand je vois comment Dupont est exposé hors du terrain, je ne sais pas comment j’aurais fait pour supporter ça ! » confie-t-il sans détour à Midi Libre. Pour l’ancien mentor des Rouge et Noir, ce nouveau statut s’inscrit dans une époque où « l’air du temps veut ce genre de choses. Ça se passe bien donc c’est que ça doit correspondre à ce qu’on vit aujourd’hui. »
**Le souvenir des débuts en Bleu**
Guy Novès se souvient avec nostalgie de 2017, lorsqu’il dirigeait le XV de France et misait sur une nouvelle génération pour insuffler du sang neuf au groupe.
« En équipe de France, on a eu cette période où il a fallu se remonter les manches, on a commencé à apporter certains lièvres comme Antoine Dupont ou Anthony Jelonch », explique-t-il. Malgré une fin de mandat prématurée, il garde des regrets : « J’aurais aimé travailler les deux années supplémentaires pour atteindre le plus haut niveau. »
**Un atout maître pour le Tournoi**
Malgré son étonnement face à la vie de « people » vécue par Dupont, Guy Novès demeure admiratif du talent brut du joueur originaire de Castelnau-Magnoac. Son retour après près d’un an d’absence, suite à une blessure aux ligaments croisés, représente une opportunité précieuse pour les Bleus de Fabien Galthié.
« Antoine Dupont ne peut être qu’un atout », analyse-t-il, avant de conclure avec admiration : « Il est tellement exceptionnel sur un terrain. […] J’aurais bien aimé voir la concurrence de Dupont avec un Byron Kelleher, que j’avais eu à Toulouse (2007-2011). »







