Le capitaine du Stade Toulousain, Jack Willis, se prépare intensément pour le prochain match de Top 14 face à Bayonne, prévu ce samedi pour la 16e journée. Dans une interview accordée à Midi Olympique, le troisième ligne anglais a livré ses impressions sur cette rencontre qui s’annonce âpre.
« On sait que c’est une bonne équipe, tout particulièrement devant. Ce sera une rencontre dure. On a encore en tête le match aller : nous avions bien travaillé pendant une bonne heure puis on avait un peu lâché et ils avaient pris le dessus. Nous avons beaucoup de respect pour Bayonne et on sait que cette équipe peut rapidement remonter au classement. Mais on veut avant tout se concentrer sur nous. »
À 29 ans, Willis assume avec fierté son rôle de capitaine en pleine période de doublons, où plusieurs cadres sont absents. « C’est toujours un plaisir d’être capitaine d’un club comme le Stade toulousain et dans ce contexte-là. C’est un peu bizarre pour moi. Je n’ai que 29 ans et j’étais le plus vieux du groupe jusqu’à jeudi. Et je suis encore le plus vieux du paquet d’avants. C’est la première fois que ça m’arrive. »
L’Anglais évoque également son parcours, soulignant la frustration vécue lors de son passage aux Wasps : « À l’époque des Wasps, je l’avais été sur des matchs amicaux et des rencontres de LV Cup. C’était un truc que j’avais en tête, j’espérais avoir cette opportunité à terme. Avec tout qui s’était passé aux Wasps, ça n’avait pas pu se concrétiser. Ça me fait d’autant plus plaisir d’avoir cet honneur maintenant. »
Naturel dans son leadership, Willis ne prépare plus à l’avance ses échanges avec les arbitres, préférant s’appuyer sur ses actions : « Avant, je préparais un texte mais je préfère être plus naturel désormais. Surtout, j’aspire à être un capitaine par les actions. Ça me donne de l’énergie pour être la meilleure version de moi-même. Il y a beaucoup de leaders et de gars d’expérience qui sont partis pour l’équipe de France. C’est mon rôle sur ce bloc-là. Et c’est une mission que j’assume avec plaisir. »
Les semaines de doublons renforcent la cohésion au sein de l’équipe : « Le groupe se resserre encore plus. C’est quelque chose que nous avions bien fait lors de la dernière tournée et la saison passée. Mais il ne faut pas regarder derrière. C’est un match à fort enjeu qui nous attend ce week-end. Il faudra être très soudé. »
Profondément reconnaissant de pouvoir jouer au rugby à Toulouse, il se montre plus déterminé que jamais à savourer chaque instant sur le terrain, après une longue période d’absence liée à une blessure grave : « Tout ce que je peux dire, c’est que, désormais, je veux prendre le plus de plaisir possible sur un terrain. Après la grave blessure que j’ai eue (il avait été écarté des pelouses pendant plus d’un an, de février 2021 à février 2022, après une grosse blessure à un genou suivie de rechutes, N.D.L.R.), je sais que le rugby peut s’arrêter du jour au lendemain. Alors, je veux profiter à fond de chaque opportunité, c’est tout. »
Enfin, il a salué la progression d’un jeune talent du club, Léo Banos : « Il est impressionnant. Il ressemble un peu à François Cros. En plus d’être un super mec, c’est un joueur qui peut tout faire : il court vite, il prend les touches, il peut se mettre avec les trois-quarts… C’est un très bon joueur. Je pense qu’il jouera pour l’équipe de France un jour. »







