Une semaine après avoir frôlé l’exploit à Bordeaux, le Stade Français a lourdement chuté samedi à Montpellier (44-7), lors de la 16e journée du Top 14. Les Parisiens, dominés dans tous les secteurs, n’ont jamais réussi à exister face à des Héraultais supérieurs sur la totalité de la rencontre.
Malgré ce revers cinglant, le manager Paul Gustard a tenu à préserver une dynamique qu’il juge globalement positive à l’issue de ce deuxième bloc de la saison. Immédiatement après le match, il n’a pas caché sa déception, tout en refusant de réduire à néant le travail accompli ces dernières semaines, comme rapporté par L’Équipe.
« On s’attendait à mieux. Je ne remets pas en cause l’énergie et les efforts de l’équipe mais on a fait trop d’erreurs, dans tous les secteurs, avec ou sans le ballon. On a peut-être oublié nos mains dans les vestiaires. (Rires.) La mêlée, la conquête, le jeu au pied, ça a été très difficile. Leurs 15 premiers points, c’est cadeau. Le Top 14, c’est le haut niveau et si vous avez 10 % en moins, comme nous aujourd’hui (samedi), c’est compliqué », a analysé l’entraîneur parisien avec lucidité.
Toutefois, Gustard veut voir au-delà de cette contre-performance : « On finit le deuxième bloc de la saison et je suis satisfait de la progression de l’équipe. Ce match n’est pas caractéristique de notre équipe cette saison donc je veux le mettre de côté, même si on est frustrés. C’est catastrophique, mais c’est juste un match. On a quelques jours de vacances, on reprend mercredi et on se concentre sur la réception de Toulouse dans deux semaines. On a pris un bon avertissement aujourd’hui (samedi) mais il faut repartir dans notre process. Montpellier a été plus costaud, tout simplement. »
Ce discours tourné vers l’avenir souligne l’enjeu crucial que représente la prochaine confrontation face au Stade Toulousain, juste après la coupure hivernale.
Cette lourde défaite ne remet pas en cause les progrès réalisés par le Stade Français depuis le début de la saison, mais elle rappelle violemment l’exigence du Top 14. Après une courte pause, les Parisiens savent qu’ils ne disposent plus de marge d’erreur.
Le choc face à Toulouse sera un test décisif pour évaluer la capacité du groupe à se relever après cette sévérité infligée à Montpellier.







