Invité de l’émission *100 % UBB* sur ICI Gironde, Christophe Laussucq, entraîneur de la défense de l’Union Bordeaux-Bègles, a livré une analyse franche sur l’un des dossiers majeurs de la saison : la gestion de l’effectif.
Face à l’intensité des compétitions, l’usure physique inhérente au très haut niveau et la comparaison avec les standards des grandes nations du rugby mondial, le membre du staff bordelais a exposé clairement les contraintes structurelles et sportives auxquelles le club doit faire face au quotidien.
Dans ce contexte, la gestion physique et humaine des joueurs devient cruciale, une réalité pleinement assumée par le staff.
Sur les ondes d’ICI Gironde, Christophe Laussucq a insisté sur les cadences imposées aux joueurs : « Quand on voit les cadences de nos joueurs par rapport à un Irlandais, un Néo-zélandais, nos concurrents au niveau mondial, il y a des cadences qui sont supérieures, c’est une évidence. On le sait, c’est à nous de le gérer. Ça a été plutôt bien gérer la saison passée, mais cette saison, il y a eu un peu plus de blessés, d’absences qui ne nous permettent pas de faire autant de rotations que l’on désirerait. »
Cette gestion est d’autant plus cruciale à l’approche du sprint final, où chaque décision peut faire la différence.
Toujours lucide, l’entraîneur adjoint a admis les limites physiques de certains cadres : « Honnêtement, on n’a pas la vérité. On sait qu’il y a des joueurs qui ne pourront pas enchaîner les 26 matchs de Top 14 plus ceux de phases finales de Champions Cup et de championnat. Il y a une gestion à faire, il y a les contraintes d’un championnat et de saisons aussi compliquées. »
Après le Tournoi, l’UBB devra régénérer ses internationaux avant d’attaquer les phases finales de Champions Cup, avec un huitième de finale très attendu face à Leicester, le 5 avril. En Top 14, l’objectif reste clair : rester au contact du top 6 pour aborder les phases finales avec un groupe compétitif.







