C’est un véritable bouleversement dans les habitudes des supporters : pour la première fois depuis plus d’un siècle, le Tournoi des Six Nations s’ouvre un jeudi soir. Jusqu’ici réservé aux week-ends, moments propices aux rassemblements familiaux devant les stades ou la télévision, le rugby de sélection innove en programmant le choc France-Irlande à 21h10.
**Un pari audacieux pour l’audience**
Les organisateurs jouent gros en anticipant la concurrence médiatique. En effet, ce choix vise à éviter que la rencontre ne soit éclipsée par la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina, prévue le vendredi à 20h. Avec « les JO », événement planétaire capable de mobiliser des milliards de téléspectateurs, le rugby souhaite préserver sa visibilité maximale. En s’octroyant la soirée du jeudi, les Bleus s’assurent une scène dénuée de distractions sportives majeures.
**Un défi logistique pour les supporters**
Pour les fans présents au Stade de France, la soirée en semaine complique la donne. Assister au match un jeudi à 21h impose souvent de poser une demi-journée de congé ou de jongler avec les transports en commun en heure de pointe. Néanmoins, la qualité de l’affiche – réunissant les deux meilleures équipes européennes – garantit une enceinte pleine et une ambiance unique. Cette atmosphère électrique, désormais familière dans le football avec la Ligue des Champions, pourrait apporter une dimension festive et urbaine au rugby.
**Une exception plutôt qu’une nouvelle norme**
Rassurez-vous, comme l’assure la fédération, « Tous les autres matches, en revanche, seront bien programmés durant les week-ends. » Ce jeudi soir constitue une exception rare, imposée par le calendrier olympique de 2026. Une preuve que le rugby sait s’adapter aux grands événements sportifs pour continuer à s’imposer sur la scène mondiale.
**Un week-end sportif exceptionnel**
Ce réaménagement offre aux amateurs un programme sportif intensif : le choc France-Irlande ouvre les festivités jeudi, suivi vendredi par la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver, puis la suite du Tournoi le samedi et dimanche. Pour l’équipe de Fabien Galthié, le jour importe peu : l’objectif demeure le même, « gagner pour lancer idéalement leur quête du titre ».






