Le président de l’USAP, François Rivière, s’est exprimé dans l’émission 100% USAP sur Ici Roussillon, affichant une ambition claire : conserver les joueurs les plus expérimentés du club pour encadrer les plus jeunes, même si la décision finale revient aux joueurs et à leurs familles.
Parmi ces cadres indispensables, Benjamin Urdapilleta, demi d’ouverture argentin, occupe une place centrale. Très apprécié pour son rôle de leader, il incarne le véritable « papa de vestiaire » dont a besoin l’équipe. François Rivière a même tenté une méthode peu ordinaire pour le convaincre de rester : « J’ai tenté de convaincre Benjamin Urdapilleta de rester à l’USAP. J’avais un verre de Get 27. Je lui ai dit de rester. C’est bien qu’il y ait un papa de vestiaire et je pense que c’est vraiment un papa, il a un charisme qui est sensationnel auprès du vestiaire, des joueurs et des supporters. » Malgré cet attachement, le joueur semble avoir le cœur ailleurs, des rumeurs indiquant son souhait de retourner en Argentine à la fin de la saison.
Autre pilier argentin du club, Jeronimo De La Fuente fait face à un dilemme plus intime. Pour lui, le désir de jouer à Perpignan ne fait aucun doute, mais la distance avec sa famille complique son engagement. François Rivière résume la situation : « De La Fuente m’a dit qu’il aimerait rester à l’USAP, mais son sujet, c’est la famille qui est loin. Je lui ai dit de faire venir sa famille. Mais on n’en est pas là. On travaille un peu. »
L’USAP entend ainsi préserver ces « cadres », essentiels pour guider une équipe jeune. Ces joueurs expérimentés, ou « papas de vestiaire », apportent non seulement leur charisme sur le terrain mais aussi leur soutien moral dans le vestiaire, des éléments cruciaux pour maintenir l’équilibre et la cohésion de l’effectif.
Cependant, le métier de rugbyman argentins dans un club français s’accompagne souvent d’un mal du pays difficile à combattre. Après plusieurs années, le poids de la famille et des racines se fait sentir, malgré les propositions financières ou matérielles du club. C’est notamment le cas pour Jeronimo De La Fuente, pour qui « le sujet, c’est la famille qui est loin ».
Alors, l’USAP réussira-t-elle à retenir ces deux figures majeures du vestiaire ? L’issue de ce dossier reste à suivre de près…







