Vincent Moscato mise sur Matthieu Jalibert pour le match décisif des Bleus contre l’Irlande, jeudi soir. L’ancien international ne tarit pas d’éloges sur l’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles, qu’il compare à une référence du rugby français, Frédéric Michalak.
« Jalibert me fait penser à des gars avec qui j’ai joué, des mecs qui mangeaient la ligne comme Penaud, Michalak qui attaquait la ligne, plein de crochets et plein de talents. Jalibert a un bon jeu au pied. Ce n’est pas Titou Lamaison, il attaque davantage. Lamaison était très bon au pied. Il fallait qu’il s’améliore sur le plaquage. Je pense que 76% de plaquages réussis c’est bien pour un 10. Il y a beaucoup de 10 qui sont au-dessous donc c’est très bien. Il y en a qui font mieux mais il faut qu’il garde un peu de clairvoyance. »
Selon Moscato, Jalibert est un joueur complet capable d’allier agressivité et intelligence de jeu. « Il est dans le coup et j’espère qu’il va concrétiser contre l’Irlande. S’il concrétise, ça va batailler jusqu’en 2027 pour la place de titulaire à l’ouverture. Matthieu Jalibert coche pas mal de cases donc il a l’air assez complet. »
L’ouvreur girondin est même jugé supérieur à Michalak dans certains domaines : « Frédéric Michalak défendait davantage, mais au pied, Jalibert est meilleur que Michalak. Michalak a énormément de talent, mais Jalibert gère mieux le jeu au pied que Frédéric Michalak. » Toutefois, Moscato rappelle que l’heure est grave : « Maintenant, Jalibert n’a plus le choix. Il faut qu’il te fasse gagner le Tournoi, il faut qu’il fasse quelque chose. S’il ne fait pas la différence, ça va s’assombrir une fois de plus pour lui. Pour lui, c’est sûrement le match le plus important de sa carrière. Mais ça va le faire. »
L’enjeu est immense. Avec la Coupe du Monde 2027 en ligne de mire, chaque rencontre compte. Un bon match jeudi permettrait à Jalibert de relancer une concurrence féroce avec Romain Ntamack, actuellement blessé, et d’affirmer son rôle de chef d’orchestre. Moscato insiste : c’est cette capacité à gagner qui fait la différence entre un « bon joueur de club » et une « légende internationale ».
La pression est donc maximale, comme le souligne Moscato : « S’il ne fait pas la différence, ça va s’assombrir. » En équipe de France, les places sont rares et le staff ne fera pas de cadeaux. Jalibert est averti, il ne suffit plus de faire de beaux gestes, il doit « faire gagner » les Bleus.
Optimiste mais exigeant, Vincent Moscato place désormais Jalibert face à ses responsabilités : c’est le moment de confirmer son potentiel et d’assumer pleinement son statut de crack.







