Pour le choc d’ouverture face à l’Irlande, Fabien Galthié a choisi de titulariser Théo Attissogbe (21 ans, 8 sélections) sur l’aile du XV de France. Malgré une saison perturbée par une « blessure au genou » qui l’a éloigné des terrains pendant quatre mois, le jeune talent de la Section Paloise a su revenir en force grâce à une détermination sans faille.
Victime d’une entorse du ligament interne, Attissogbe a rapidement pris la décision de se faire opérer, après avoir consulté plusieurs spécialistes. « Après avoir pris tous les avis des spécialistes et des médecins, j’ai tout de même vite pris la décision de me faire opérer. C’était pour moi la meilleure décision. J’ai donc pu vite basculer sur la suite avec l’ambition de revenir de la meilleure manière possible sur le terrain », explique-t-il à Sud-Ouest.
Son manager, Sébastien Piqueronies, n’a pas tari d’éloges pendant son absence, affirmant que le joueur avait déjà laissé « un héritage » au club. Une reconnaissance que le joueur accueille avec humilité : « Je ne savais pas qu’il avait dit ça. Tant mieux si Sébastien pense ça. C’est lui qui me voit le plus au quotidien. »
Théo Attissogbe doit sa place dans le XV de départ à sa capacité à dominer dans le domaine aérien, un secteur sur lequel son entraîneur l’encourage « à rabâcher » depuis trois ans. « Je pense qu’il sentait que je pouvais devenir dominant dans ce secteur mais que je n’exploitais pas mon potentiel à 100 % », confie-t-il. Malgré un palier déjà franchi, il reste ambitieux : « Il me reste cependant beaucoup de travail avant de devenir ultra-dominant dans ce domaine. C’est ma volonté. »
Pour progresser, il mise sur la répétition des exercices et l’analyse technique, notamment en s’inspirant de « la science du timing de Brice Dulin ». Selon lui, la clé réside dans « le réel duel physique homme à homme », qui ne peut exister qu’avec un engagement total. « Il faut donc s’entraîner à avoir cette vision avec les yeux bien au-dessus de la tête », précise-t-il.
Polyvalent, Attissogbe refuse de s’enfermer sur un seul poste, s’inspirant notamment du Néo-Zélandais Will Jordan. « J’ai vraiment envie de cultiver cette polyvalence. Elle peut être une force pour moi. J’aime jouer à ces deux postes, pourquoi faire un choix du coup ? » s’interroge-t-il. Cette flexibilité, entre aile et arrière, est selon lui « ce qui me permettra de matcher avec le XV de France ».
À seulement 21 ans, Théo Attissogbe s’impose donc dans le XV de départ tricolore comme un joueur complet et « aérien ». Après avoir surmonté sa « blessure au genou », il revient avec l’ambition de devenir « ultra-dominant » dans les duels sous les chandelles, un secteur clé face aux Irlandais. Sa polyvalence, encouragée par son manager à Pau, lui offre une « flèche supplémentaire » dans son jeu, faisant de lui l’un des nouveaux visages incontournables du système Galthié.






