La réforme des « crédits internationaux » adoptée ce mercredi par la Ligue Nationale de Rugby (LNR) va bouleverser les finances du Stade toulousain. Jusqu’ici, le club disposait d’une large marge de manœuvre pour compenser l’absence de ses nombreux joueurs sélectionnés en équipe de « France ». Dès la saison 2027-2028, ce système deviendra dégressif, entraînant un « gros manque à gagner pour le Stade toulousain ».
Actuellement, les crédits internationaux rapportent au club environ 2,7 millions d’euros. Avec le nouveau barème, cette somme pourrait « tomber à environ 1,6 million d’euros », soit une baisse drastique.
**Un plafond dégressif qui pénalise les leaders**
La réforme prévoit que le crédit maximum sera désormais plafonné à « 1,575 million d’euros lorsque 14 joueurs ou plus sont concernés ». Pour le champion d’Europe, qui est aussi le principal fournisseur du XV tricolore, cette mesure limite directement sa puissance salariale.
Pour amortir cette perte, la Ligue instaure toutefois un filet de sécurité : elle prévoit de « limiter à 300 000 euros la baisse maximale que pourrait subir un club d’une saison à l’autre ». Ainsi, le Stade toulousain devrait éviter une chute brutale de ses ressources.
**Durcissement des contrôles : l’ombre de l’affaire Jaminet**
Cette réforme s’inscrit dans un contexte de surveillance renforcée. La LNR rappelle que le club avait été sanctionné après le transfert de « Melvyn Jaminet, de Perpignan à Toulouse en 2022 ». À l’époque, les dirigeants avaient dû verser une « contribution » de 1,3 million d’euros pour avoir tenté de contourner le « salary cap ».
La Ligue durcit désormais les règles : le recours à la médiation sera « désormais limité aux manquements ne dépassant pas 200 000 euros », fermant ainsi la porte aux arrangements à l’amiable pour les dossiers majeurs.
**Une bouffée d’oxygène par l’image**
La seule bonne nouvelle pour le club et ses stars concerne le règlement sur l’image individuelle, réclamé par Antoine Dupont. Dorénavant, « les contrats équipementiers bénéficiant aux joueurs y compris ceux signés avec des marques communes avec le club » ne seront plus pris en compte dans le calcul des restrictions. Dupont avait jugé l’ancien texte « trop invasif », car il empêchait les joueurs « d’utiliser notre image individuelle à travers des contrats de pub classiques ».






