Le suspense continue autour du poste de sélectionneur des All Blacks, vacant depuis le départ de Scott Robertson il y a trois semaines. L’un des candidats les plus sérieux, Joe Schmidt, a récemment renoncé à briguer cette fonction.
Actuel entraîneur de l’équipe australienne, Schmidt a clairement expliqué sa décision, faisant primer « le sens de l’honneur avant le prestige ». Ancien membre du staff néo-zélandais entre 2022 et 2023, il aurait pu considérer ce poste comme l’apogée de sa carrière. Pourtant, fidèle à son engagement auprès des Wallabies qu’il s’apprête à quitter au profit de Les Kiss, il refuse de trahir cette loyauté.
« C’est un boulot incroyable (sélectionneur de la Nouvelle-Zélande), j’ai déjà travaillé avec les All Blacks et j’ai adoré ça, mais vous construisez aussi une loyauté envers les joueurs et le staff avec lesquels vous travaillez en Australie, envers les supporters aussi… » a-t-il déclaré, soulignant l’importance des liens humains dans le rugby.
Pour Schmidt, rejoindre la sélection néo-zélandaise serait « passer de l’autre côté » et effacer ses années passées en Australie, ce qui lui est inconcevable : « J’ai l’impression que je ne peux pas partir comme ça et passer de l’autre côté, en Nouvelle-Zélande. »
Avec ce retrait majeur, la Fédération néo-zélandaise doit désormais explorer d’autres pistes à 18 mois de la Coupe du monde 2027. Parmi les candidats pressentis, Jamie Joseph, ancien sélectionneur du Japon, et Dave Rennie, figure expérimentée du rugby international, restent en lice pour succéder à Robertson. La course à la succession est désormais relancée.







