Le 5 février 2026 restera une date gravée dans la mémoire de Maxence, 11 ans, jeune passionné de rugby originaire de Meung-sur-Loire. Ce jour-là, devant un Stade de France comble, il a interprété l’hymne national en langue des signes, offrant un moment d’émotion qui dépasse le simple cadre sportif pour devenir un puissant symbole d’inclusion.
**Un rêve éveillé aux côtés des joueurs du XV de France**
Atteint d’une maladie dégénérative diagnostiquée en septembre 2025, provoquant une perte progressive de l’audition, Maxence a eu la chance de côtoyer ses idoles, les joueurs de l’équipe de France de rugby. Il se remémore avec émotion leur proximité et leur bienveillance : « Quand je tenais la main d’Antoine Dupont, je regardais derrière et il y avait Jelonch qui m’a fait un clin d’œil. Et quand j’ai fini la Marseillaise, Louis Bielle-Biarrey est venu me faire un check. Les joueurs étaient super gentils et très accessibles », confie-t-il à France 3.
Pour gérer le stress lié à la foule et aux millions de téléspectateurs, le jeune garçon a utilisé une technique de visualisation simple mais efficace : « J’étais super content. J’avais très peur, mais sinon oui, c’était formidable. Au moment du match, je me suis imaginé qu’on était comme aux répétitions, qu’il n’y avait personne. C’est comme ça que je l’ai fait ».
**Le combat d’une famille et d’un club**
Cette aventure est née d’un message de remerciement envoyé par sa mère, Christelle Morisse, après avoir vu les joueurs signer l’hymne en novembre dernier. Pour elle, cette expérience prouve que le handicap « n’est pas une barrière infranchissable ». Elle explique : « Moi, en tant que maman, c’est un rêve éveillé, parce que ça prouve à Maxence qu’il peut faire d’énormes choses malgré son handicap. C’est une énorme fierté. Si ça peut porter un message d’espoir, c’est génial ».
Toutefois, l’avenir sportif de Maxence reste incertain en raison de l’évolution de sa maladie. Sa mère confie ses inquiétudes quant à la pratique du rugby à haut niveau : « Quand il n’entendra plus, cela va devenir trop dangereux, pour les autres comme pour lui. Mais ce qui est sûr, c’est que lui n’est pas prêt à lâcher le rugby, même s’il n’entend pas. Et ça, ça va être très compliqué quand ça arrivera ».
**Un porte-parole pour tous les enfants handicapés**
Déjà une petite star dans son club d’O’Val des Mauves, Maxence souhaite que son moment de bravoure inspire d’autres enfants confrontés au handicap. Malgré son jeune âge, il porte un message fort de résilience : « J’ai voulu faire passer un message pour tous les enfants handicapés : je suis handicapé et ce n’est pas pour autant que je n’ai pas pu le faire ».







