Après une démonstration face à l’Irlande (36-14) lors de l’ouverture du Tournoi des Six Nations, le vestiaire français affichait une satisfaction notable. Si l’attaque a impressionné, c’est surtout la discipline qui a retenu l’attention, un domaine qui posait souvent problème par le passé.
**Une discipline presque irréprochable**
Avant la compétition, le staff tricolore avait clairement identifié la réduction des fautes comme une priorité majeure. Un travail intensif mené en collaboration avec l’arbitre Jérôme Garcès, que le capitaine Charles Ollivon a tenu à mettre en lumière auprès de *La Dépêche* : « On en a parlé, reparlé, re-reparlé, re-re-reparlé pendant 10 jours. Jérôme Garcès nous avait présenté notre bilan, notamment sur certains secteurs comme les hors-jeu, où on était vraiment en bas du classement au niveau mondial. »
Cette rigueur a payé puisque les Bleus ont réussi à atteindre la mi-temps sans commettre la moindre faute – un exploit rare, salué par le sélectionneur Fabien Galthié : « Pendant 10 jours, on a travaillé avec cette trame mais pas seulement parce qu’il faut trouver un équilibre entre l’attaque et la défense. Mais je les remercie car même s’ils ont été pénalisés quatre fois après, cela a été dur à travailler. Cela a demandé beaucoup d’engagement, parfois de changer les habitudes et j’ai été bluffé par leur capacité à répondre de manière très, très juste. Ils n’ont laissé aucune opportunité à l’adversaire lorsqu’on était en position défensive. Et en plus, ils se sont régénérés alors que l’adversaire s’épuisait. »
**Garder le cap face au Pays de Galles**
Malgré cet enthousiasme, les cadres insistent sur la nécessité de rester vigilants avant d’affronter des Gallois en difficulté et une surprenante équipe italienne. Pour Charles Ollivon, il n’est pas question de relâcher les efforts : « Il faut rester focus. Je pense qu’il ne faut pas changer grand-chose. Continuer avec le sérieux qu’on a eu, ne pas se relâcher. Mais je n’ai même pas envie de le dire, vous voyez. On est sur notre route, on continue. »
Mickaël Guillard, lui aussi conscient des écueils du passé, notamment du nul concédé face à l’Italie à Lille il y a deux ans, appelle à une humilité constante : « Il ne faut pas les prendre de haut parce qu’on sait qu’il y a deux ans, quand l’Italie est venue à Lille, on a fait match nul. Le pays de Galles, est certes plus défaillant, mais ça reste quand même une très grande équipe avec de grands joueurs. Il faut juste rester humbles et ne pas s’enflammer, respecter nos principes de jeu et ne pas prendre de haut les équipes du Tournoi. »







