À l’approche de l’annonce officielle du quinze de départ ce jeudi, le staff de Fabien Galthié doit gérer une infirmerie qui s’alourdit dans le secteur des trois-quarts centres. La séance d’entraînement de ce mercredi après-midi sera cruciale pour stabiliser une équipe en quête de continuité après son succès contre l’Irlande.
**Le cas Yoram Moefana : précaution ou coup dur ?**
Touché au genou dès l’ouverture du Tournoi, le centre bordelais Yoram Moefana n’a pas pris part à l’entraînement collectif mardi. Si Patrick Arlettaz relativise la gravité de la blessure, évoquant un « petit coup sur le genou » et une sortie précoce face à l’Irlande faite par précaution, les rumeurs de ligament latéral interne touché suscitent une inquiétude légitime.
« Il a pris un petit coup sur le genou contre l’Irlande (36-14), c’est pour ça qu’on l’a fait sortir (à trente minutes de la fin). Ce n’est pas bien grave mais il est ménagé. »
Selon L’Équipe, Yoram Moefana devrait cependant observer plusieurs semaines de repos, nécessaires à une bonne récupération.
**Fabien Brau-Boirie : l’heure de la première sélection ?**
Le forfait probable de Moefana, aggravé par une alerte au mollet de Nicolas Depoortere, propulse le jeune Palois Fabien Brau-Boirie sur le devant de la scène. Pressenti pour la tournée d’été avant une blessure à la cheville, ce Béarnais de 20 ans impressionne déjà par son profil complet.
« Ça fait un an et demi qu’il est très, très bon et on l’a pris avec nous dès la fin du Tournoi l’année dernière. Il avait été retenu pour la tournée d’été (en Nouvelle-Zélande) mais il a dû renoncer pour une entorse de la cheville. Il a ce talent un peu à la (Yannick) Jauzion pour être sobre et très efficace, faire bien jouer autour de lui et avoir des axes de course toujours très purs. »
L’idée d’aligner la paire de centres de la Section Paloise avec Émilien Gailleton séduit également l’entraîneur de l’attaque. Ce dernier souligne l’avantage tactique :
« Je suis un rouquin de Perpignan donc j’aime les mélanges ! Plus sérieusement, c’est vrai que ça nous fait gagner du temps quand ce sont des associations de centres qui jouent déjà ensemble en club. On va peut-être avoir l’opportunité de lancer la paire de Pau après celle de Bordeaux. »
**Deuxième ligne : un profil « hybride » recherché**
Dans le pack, le retour de Thibaud Flament vient rebattre les cartes à la deuxième ligne, où il défie Charles Ollivon pour le poste de numéro 4. Pour Patrick Arlettaz, ces deux joueurs incarnent un profil moderne et recherché :
« Ils se ressemblent beaucoup quand ils jouent à ce poste de 4. Ce sont des deuxième-ligne un peu hybrides. On en voit beaucoup à l’étranger, pas beaucoup chez nous finalement où les profils sont beaucoup plus marqués avec le massif numéro 5 et le longiligne numéro 4. Ils sont capables de monter dans des intensités de course, d’efforts, d’enchaînements de tâches très hautes. C’est ce qu’a fait Charles jeudi. Et c’est aussi ce qu’a l’habitude de faire Thibaud quand il joue à ce poste-là. »
Le doute persiste en revanche sur qui, entre l’homme du match Mickaël Guillard et le puissant Emmanuel Meafou, débutera en position de numéro 5 :
« Je ne sais pas, on verra. Surprise ! »






