À quatre jours du choc attendu entre le Pays de Galles et la France dans le cadre du Tournoi des Six Nations, le constat est sans appel : près de 16 000 places restent invendues sur les 74 000 disponibles. Cette désaffection des supporters gallois ne semble pas un coup de folie passager, mais s’inscrit dans une tendance inquiétante.
En effet, sur l’ensemble des rencontres disputées à domicile cette saison, incluant les matchs contre l’Écosse et l’Italie, la fédération galloise de rugby (WRU) fait face à un stock énorme de 55 000 billets invendus.
**Les raisons d’un divorce entre le XV du Poireau et son public**
Plusieurs explications convergent pour justifier cette fuite des tribunes.
Premièrement, **l’effondrement sportif** pèse lourd. Après avoir terminé à la dernière place du Tournoi lors des deux dernières éditions, le Pays de Galles a débuté cette édition 2026 sur une note catastrophique, essuyant une « gifle monumentale » contre l’Angleterre (7-48). Seules quelques victoires laborieuses face au Japon viennent tempérer ce tableau sombre.
Deuxièmement, les **tarifs jugés excessifs** jouent un rôle non négligeable. La politique tarifaire adoptée par la WRU, avec des prix élevés dès l’ouverture de la billetterie, a découragé une large partie des supporters, contraints de renoncer à venir encourager l’équipe.
**Une conséquence financière lourde**
Au-delà de l’image peu flatteuse de tribunes clairsemées, ce désamour a de graves répercussions économiques. Le manque à gagner s’élève à environ 4,6 millions d’euros (soit 4 millions de livres), une somme cruciale pour une fédération aux finances fragiles.
Loin de l’euphorie de leur sacre de 2021, les Gallois affrontent aujourd’hui une double tempête : sportivement et financièrement.







