La Commission de discipline de la LNR a frappé le RC Vannes d’une sanction rare : une amende de 250 euros pour un manquement jugé minime mais réglementairement sérieux. Le club breton a été sanctionné pour « non-respect des dispositions relatives aux équipements lors d’un match ».
L’incident s’est produit il y a deux semaines lors de la victoire de Vannes à Grenoble. Sous une pluie battante, l’arrière Paul Surano portait une sous-peau blanche, un vêtement thermique destiné à conserver la chaleur. Problème : cette sous-peau détonnait avec l’uniforme noir officiel de l’équipe, couleur déposée par le club en début de saison.
Le règlement est clair et strict sur la question : « Au cours d’un match, les joueurs doivent porter en priorité les couleurs de leur association figurant sur l’annuaire de la F.F.R. Cas général : “équipe locale – équipe visiteuse” L’équipe locale doit informer l’équipe visiteuse des couleurs (maillots, shorts, chaussettes) qu’elle portera le jour du match, au plus tard la veille de la rencontre. » Cette uniformité facilite le travail des arbitres et assure la cohérence des images diffusées.
Si l’amende infligée à Vannes paraît modique, la Ligue ne badine pas avec ces règles. L’an dernier, l’USAP a subi une sanction beaucoup plus lourde. Le club avait écopé d’une amende de 7 000 euros car le centre Apisai Naqalevu portait un casque noir alors que le reste de l’équipe arborait une autre couleur.
Ce rappel strict à l’ordre englobe également d’autres équipements, comme l’interdiction des collants, sauf exceptions pour les joueuses ou certaines compétitions européennes. Dans le rugby professionnel, chaque vêtement, même une sous-peau, doit impérativement respecter les couleurs officielles enregistrées à la FFR.







