Le journaliste rugby d Sud Radio, Alexandre Priam, a vivement critiqué la gestion du Stade Toulousain sur Twitter, à la suite des récentes révélations publiées par le quotidien L’Équipe.
S’interrogeant sur la conduite du club sous la présidence de Didier Lacroix, il a rappelé une interview accordée par ce dernier en 2017 au même journal sportif. Dans cet entretien, le président du Stade Toulousain soulignait déjà les ambiguïtés autour de l’application du salary cap dans le rugby.
« Je dis que dans ma gestion d’entreprise, il est important pour moi de savoir si ce salary cap est appliqué ou pas. Car s’il l’est, notre métier sera de se donner les ressources pour atteindre ce plafond et, ensuite, d’être le meilleur sur le terrain. En est-on là ? J’ai l’impression que non. Est-ce que ça le sera demain ? Je n’ai pas la réponse. Pourtant, il me la faut, car si le salary cap n’est pas appliqué, il faudra rentrer dans la même utilisation du système que les autres », expliquait Didier Lacroix.
Interrogé sur une possible volonté de contourner la règle, le président précisait : « Mais cette utilisation du système n’est pas illégale puisque les règles ne vont pas jusqu’au bout. Les clubs qui ont une masse salariale supérieure au salary cap, ça n’existe pas. En revanche, si on y ajoute les ressources perçues par les joueurs autres que le versement d’un salaire, ça doit fortement dépasser. Ça ne veut pas dire que les gens trichent. Ils s’adaptent. Tu peux aller de Toulouse à Bordeaux en une heure vingt si tu roules à 240 km/h. Il te suffit de ralentir devant les quatre radars… »
Ces déclarations passées jettent une lumière crue sur les enquêtes actuelles concernant la gestion financière du Stade Toulousain, renforçant le débat sur l’équité financière dans le rugby professionnel.







