Si Antoine Dupont attire souvent tous les regards, Thomas Ramos s’affirme, match après match, comme le co-pilote incontournable du XV de France. Avec plus de 500 points inscrits en sélection, l’arrière toulousain a franchi un palier, le plaçant aujourd’hui au sommet du rugby mondial.
« Un génie » adoubé par ses pairs
L’influence de Ramos dépasse largement son simple statut de buteur d’élite. Ronan O’Gara, manager de La Rochelle, le décrit dans Midi Olympique comme un joueur qui « joue un jeu différent, à un rythme plus rapide, avec deux secondes d’avance sur tous les autres. C’est un joueur exceptionnel, le meilleur parmi les meilleurs. »
Un avis rejoint et même surpassé par Laurent Labit, son ancien entraîneur en équipe de France : « Pour moi, Thomas Ramos est le meilleur joueur au monde aujourd’hui. Quand il remet la main sur le jeu, c’est lui qui reprend la barre du XV de France […] C’est un génie. Il fait du 100 %, il est régulier dans ses performances, toujours au sommet avec son club et sa sélection. C’est le patron. »
Un leader forgé dans l’adversité
Ce statut de « taulier » ne s’est pas acquis sans difficultés. Évincé de manière controversée lors de la Coupe du Monde 2019 au Japon et discret lors de ses premières années sous Fabien Galthié, Ramos a forgé son caractère de compétiteur acharné. À ce propos, Laurent Labit souligne : « Tu as beau mener de 60 points à la 75e minute, si un mec s’oublie, il est déçu comme s’il y avait 0-0. Ça en dit long. »
Une emprise comparable à celle de Dupont
À 30 ans, il assume pleinement son rôle de guide, notamment dans un groupe en pleine mutation générationnelle : « Ce statut a beaucoup évolué en sept ou huit ans. Je suis un peu passé par toutes les étapes et j’ai la chance aujourd’hui d’être titulaire. J’en profite au maximum. J’ai pris confiance en moi et pense avoir montré au groupe que j’étais là pour lui. Cette confiance m’amène à prendre davantage la parole. »
Son rôle a aussi évolué sur le terrain, où il est désormais le relais principal du plan de jeu. Polyvalent, capable de glisser à l’ouverture ou de diriger depuis l’arrière, il est celui qui « distille toujours la bonne passe quand il faut ».
Bien plus qu’un finisseur ou un simple artilleur, Thomas Ramos est devenu le moteur mental et technique des Bleus. Un atout majeur qu’il entend bien mettre à profit pour conduire la France au sommet mondial dans un an et demi.






