L’ailier fidjien du LOU Rugby, Jiuta Wainiqolo, a brillé de mille feux lors du choc face à Montauban en inscrivant un triplé en seulement 12 minutes de jeu. Cette performance éclatante n’est pas passée inaperçue parmi ses coéquipiers.
Dylan Cretin, troisième ligne lyonnais, s’est confié à Midi Olympique et n’a pas tari d’éloges sur son ailier : « Beaucoup de superlatifs viennent à l’esprit… D’abord, c’est un super élément qui apporte son énergie, son enthousiasme même quand c’est plus dur. Avec un mec comme ça, c’est plus facile de passer des bonnes semaines. On a d’autant plus envie de se donner pour lui filer des bons ballons… Jiuta, c’est un joueur exceptionnel qui a été mis dans de bonnes conditions par tout le monde. Quand on arrive à la mettre dans les espaces, il n’a pas besoin de beaucoup… »
Pour Cretin, le spectacle offert par les lignes arrières est aussi source de motivation : « Ce n’est pas aux avants de briller, on est contents quand les trois-quarts prennent du plaisir et marquent des essais. Ça fait du bien à tout le monde. Sans surjouer, ils sont restés dans le cadre en mettant ce grain de folie qui nous a permis de nous détacher au score. C’est très positif. »
Le discours du Lyonnais se fait ensuite plus sérieux en abordant l’importante victoire de son équipe, 73 à 12 face à Montauban : « Ça a mis du temps mais on a pris conscience de l’équipe qu’on n’était, qu’il n’y a pas de petite équipe face à nous. Si on met 10 % d’engagement en moins, on est dans le dur. On a pris conscience de ça, on l’a encaissé et désormais on se prépare en conséquence, du 1 au 23. Il n’y a pas 5000 questions à se poser, qu’on affronte Montauban ou les leaders du championnat, il faut jouer à fond. Depuis plusieurs déplacements, on fait des matchs constants. Nos échecs à domicile nous ont remis les idées en place. »
Enfin, Dylan Cretin savoure la montée au classement après dix semaines passées à la 12ème place du Top 14 : « Cela faisait dix semaines qu’on était douzièmes, on en sort enfin, je suis très fier de ça mais il ne faut pas se prendre pour d’autres. On veut prendre les matchs les uns après les autres : c’est très banal, mais c’est la disposition dans laquelle on s’est mise. On n’a pas de marge, on le sait… Depuis quelques semaines, on a quelque chose à se dire lorsque les matchs finissent. Et quand ça tourne comme ce soir, tout le monde se régale. On a été en mode survie ces derniers temps, désormais on est un peu plus en mode chasseur, mais une fois de plus on n’a pas de marge. La concurrence en Top 14 est si élevée… Maintenant, notre calendrier va être assez haché, il va falloir le gérer au mieux et mettre la guerre à chaque match. »
Grâce à la fulgurance de Wainiqolo et la prise de conscience collective, le LOU semble repartir de l’avant dans une saison qui reste très exigeante.







