L’Angleterre brisée à Murrayfield : fin des illusions pour le XV de la Rose
Le XV de la Rose, fort de 12 succès consécutifs, s’est effondré ce samedi à Murrayfield face à l’Écosse (31-20), perdant non seulement la Calcutta Cup mais aussi toute chance de Grand Chelem. Outre-Manche, la prestation est jugée indigne, déclenchant une vague de critiques acerbes dans la presse.
Un naufrage défensif et des choix tactiques remis en question
Les médias britanniques ne cachent pas leur stupeur face aux déficits défensifs affichés par les Anglais. Le Daily Mail rapporte un chiffre alarmant : « 21 plaquages manqués en une seule mi-temps », un record bien supérieur à leur match contre l’Australie en novembre dernier.
Dans le Guardian, Gerard Meagher réclame une révolution : « Tommy Freeman avec le numéro 13 dans le dos » ne convainc plus. Le journaliste préconise le retour de Marcus Smith à l’arrière, d’Ollie Lawrence au centre et la première titularisation du jeune Henry Pollock pour épauler un Ben Earl jugé « épuisé ».
Des cadres et un sélectionneur sous le feu des critiques
Même les cadres de l’équipe ne sont pas épargnés. Maro Itoje, capitaine, est accusé d’avoir été « complètement passé à côté de son match », tandis que le jeune Henry Arundell est vivement critiqué par Sir Clive Woodward pour ses deux cartons jaunes en première période.
Le jeu offensif, jugé trop prévisible, place le sélectionneur Steve Borthwick dans la tourmente. Le duel entre ouvreurs alimente particulièrement les débats. Pour Stuart Barnes du Times, la comparaison est sans appel : « Courageux et brillant, Finn Russell a montré à Ford pourquoi il était le meilleur numéro 10 de la région. En George Ford, l’Angleterre a confiance, il est intelligent, réfléchit bien, mais il n’est pas Finn Russell. Si les Lions repartent en tournée demain, on sait qui sera leur numéro 10. »
Un avenir « intimidant » pour l’Angleterre
Cette défaite laisse un goût amer à l’approche d’un calendrier chargé, avec la réception de l’Irlande puis des déplacements périlleux. Gavin Mairs du Telegraph décrit la situation comme un coup dur : « Cette défaite est un sacré revers pour Borthwick […] un coup terrible pour cette équipe qui souhaite être un prétendant sérieux de la prochaine Coupe du monde… Et les prochains voyages à Rome et Paris deviennent très intimidants. »
L’Angleterre, qui rêvait d’une apothéose lors d’une finale face aux Bleus le 14 mars, se retrouve désormais confrontée à la nécessité de se reconstruire rapidement sous peine de voir un Tournoi historiquement prometteur tourner au fiasco.







