Le trois-quarts centre de Pau, Fabien Brau-Boirie, a vécu un moment inoubliable ce dimanche en fêtant sa première sélection avec le XV de France face au Pays de Galles. Une journée qu’il a qualifiée de “rêvée” dans un stade chargé d’émotion.
Interrogé par Midi Olympique, Brau-Boirie confie : « C’est une journée rêvée pour dans ce grand stade, forcément. Cette semaine, je ne faisais qu’y penser et je me suis bien préparé. C’est vrai que quand on entre dans le stade et qu’on chante sa première Marseillaise, c’est assez particulier. D’autant plus que je sais que j’avais mes parents dans les tribunes et qu’il y ait beaucoup de choses. Donc vraiment, c’était un plaisir de jouer ce match et je pense que je n’oublierai jamais avec ce résultat à la fin qui fait forcément plaisir pour l’équipe. »
Malgré l’émotion de ses débuts, il a rapidement su se concentrer sur le jeu : « Forcément, au début, on y pense un peu et puis on sait très bien qu’il faut vite switcher dans le match, donc je savais que ça allait être des moments particuliers, mais comme j’ai dit, je me suis bien préparé, je savais qu’il fallait que je fasse des choses simples, comme j’avais l’habitude de faire en club, et que ça allait bien se passer. Les mecs m’ont beaucoup rassuré toute la semaine. Et quand ça a commencé, j’ai tout de suite vu le rythme que ça allait prendre dans le match donc il a fallu que je m’acclimate assez vite. Je suis très content de ce qu’on a pu faire. »
Le joueur refuse pour l’instant de penser au Grand Chelem et préfère garder les pieds sur terre : « On va prendre match après match. Je pense qu’on ne va pas passer directement à la fin. C’est important de se concentrer semaine après semaine sur les équipes qui nous attendent parce qu’on a vu que les équipes qui nous attendent, ce n’est pas facile. On a vu l’Italie faire de gros matchs donc on va travailler dur les semaines à venir pour se préparer au mieux pour chaque week-end. »
Jouer aux côtés de son ami Emilien Gailleton lui a aussi apporté un soutien précieux : « Forcément, c’est rassurant quand on a des coéquipiers de clubs qui jouent à côté de nous, on les connaît, donc c’est toujours plus facile pour une première, ça rassure. Mais c’est aussi bien de jouer avec Matthieu et Thomas, deux ouvreurs, on va dire, très talentueux. Matthieu qui a vraiment de la folie dans son rugby donc quand tu sais qu’il prend une décision, que tu es avec lui, c’est toujours bon pour toi. Et Thomas qui a vraiment ce leadership, qui exprime au groupe pendant les matchs, qui arrive vraiment à diriger et te placer, ça, c’est vraiment un plus dans l’équipe. »
Le rythme international l’a également marqué : « C’est vrai qu’on a l’habitude du Top 14 et on sait que déjà quand même ça court pas mal. Mais c’est vrai que le rythme de jeu était assez particulier. Dès la première minute de jeu, ça s’est senti. Il a fallu que je m’acclimate au plus vite parce que sinon, je pense que j’allais être un peu en difficulté. Mais ça s’est très bien passé. Et c’est vrai que quand ça relance tous les ballons, au bout d’un moment, pendant le match, tu le sens passer. C’est toujours quand même un régal de pouvoir jouer à ce genre de rugby, de prendre du plaisir. Et c’est le principal. »
Enfin, s’il espère confirmer face à l’Italie, il reste humble et concentré : « Je vais travailler la semaine, comme j’ai toujours fait, très dur. Je vais me donner au maximum pour l’équipe. Je suis très content qu’il y ait des mecs qui reviennent, parce que forcément, ça crée une émulation dans le groupe, ça met de la concurrence. Du coup, on s’entraîne toujours mieux. Je suis très content, comme j’ai dit, d’avoir fait ma première ici. C’était vraiment magnifique. La suite, ce n’est pas moi qui la choisi. »
Pour lui, porter le maillot tricolore est la réalisation d’un rêve d’enfant : « C’est vraiment un plaisir de jouer avec eux, de jouer avec cette grande équipe. C’était le plus grand rêve, je pense, de tout le monde quand on était petit. Et quand tu arrives et que tu vois le jeu qu’elle peut proposer, le seul but maintenant, c’est d’y rester forcément. Mais comme je dis, ce n’est pas moi qui fais les choix. »







