Après les révélations de L’Équipe concernant l’affaire dite « Dupont-Jelonch-3S Alyzia », le Stade Toulousain a répondu officiellement pour la première fois. Par l’intermédiaire de son avocat Me Bruno Cavalié, assisté de Me Jean Iglesis, avocat d’Antoine Dupont, le club a tenu à clarifier sa position auprès du Midi Olympique.
Le journaliste indépendant Gauthier Baudin a publié sur Twitter un résumé précis de la situation.
**Contrats avec 3S Alyzia :**
Selon la défense, les contrats d’image liant Antoine Dupont et Anthony Jelonch à la société 3S Alyzia ne constituent pas un détournement du salary cap. Les avocats expliquent que les montants perçus sont déclarés au salary cap manager depuis le retour de 3S Alyzia comme partenaire du Stade Toulousain en 2023. Ils dénoncent une accusation infondée, reposant sur une présomption de fraude sans preuves, soulignant qu’il faudrait démontrer que ces sommes ont été versées au club pour rémunérer le travail des joueurs sur le terrain.
De plus, les conseils rappellent qu’au moment de la signature des contrats de Dupont et Jelonch, 3S Alyzia n’était plus liée au club, ce qui, selon eux, exclut tout montage financier visant à contourner le salary cap. Ils insistent sur le fait que les joueurs ont bien réalisé des prestations réelles : présences à des conventions, opérations de communication interne ou rencontres avec des partenaires.
**Le contrat Dupont-Fiducial :**
Le Stade Toulousain précise qu’aucun contrat direct ne lie Dupont à Fiducial. Un éventuel projet de contrat n’a été découvert que tardivement. Les relations entre les parties seraient passées exclusivement par l’agence Bros, une société de marketing sportif dont Antoine Dupont est actionnaire. De fait, les sommes concernées ne seraient pas soumises au salary cap.
**Pourquoi Toulouse conteste l’illégalité du salary cap :**
Le club ne remet pas en cause le principe du salary cap lui-même, mais en conteste l’application aux revenus d’image versés par des partenaires extérieurs. Les avocats estiment que cette extension est contraire au Code du sport, qui limite le salary cap aux rémunérations directement versées par les clubs ou équipes, ainsi qu’aux libertés économiques. Le Stade Toulousain souhaite faire reconnaître l’illégalité de certaines dispositions du règlement du salary cap, estimant qu’elles entravent le droit à l’image des joueurs et menacent l’attractivité du Top 14.







