À moins de deux ans de la Coupe du Monde en Australie, Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France, a trouvé la clé pour dynamiser son groupe. En intégrant une nouvelle génération et en secouant les cadres établis, il applique sa feuille de route ambitieuse.
« Dans notre vision sur les deux prochaines années, on a compris qu’il fallait développer le groupe et donner de l’expérience à d’autres joueurs pour en avoir trois par poste », explique-t-il.
Ce renouvellement s’accompagne d’une concurrence acharnée, notamment devant où la « cage » gagne en densité. Si Thibaud Flament reste un pilier, l’émergence de Mickaël Guillard et le repositionnement de Charles Ollivon, désormais deuxième ligne, multiplient les options. Selon l’ancien international Pascal Papé, Ollivon a trouvé un profil idéal pour « finir dans la cage ».
En troisième ligne, l’absence de Grégory Alldritt a offert une opportunité à Oscar Jegou et Anthony Jelonch, qui confirment la richesse du vivier tricolore. Ces joueurs interchangeables et hybrides renforcent les choix tactiques face à différents adversaires.
À l’arrière, Matthieu Jalibert s’impose sans détour. Profitant de l’absence de Romain Ntamack, il a enchaîné deux titres de « man of the match » et peut désormais « prendre le maillot », promettant une belle lutte avec son concurrent toulousain.
Sur les ailes, Théo Attissogbe bouleverse la hiérarchie en détrônant Damian Penaud. Le jeune Palois séduit le staff, notamment grâce à son assurance sous les ballons hauts, tandis que Louis Bielle-Biarrey s’est imposé comme un incontournable.
Le centre continue d’évoluer, porté par l’absence de Gaël Fickou qui ouvre la porte à plusieurs combinaisons. Après le duo bordelais, ce sont Fabien Brau-Boirie et Émilien Gailleton, également Palois, qui brillent. Comme le souligne Galthié : « On cherche à développer des potentiels et quand tout le monde est sur le pont, ça crée de la compétition. Et quand il y a des opportunités liées aux blessures, on a envie que ces jeunes joueurs prennent du plaisir et fassent briller le maillot. »
Avec le retour de Pierre-Louis Barassi et la montée en puissance de Kalvin Gourgues, le centre tricolore s’impose comme l’un des plus fournis au monde, confirmant la profondeur et la qualité du XV de France à l’approche de l’échéance mondiale.







