Ce dimanche, le stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq accueillera un duel au goût de renouveau. L’Italie, auteure d’un début de Tournoi des Six Nations historique avec cinq points en deux matchs, arrive en France avec une ambition affirmée.
Fini le temps où les Transalpins étaient perçus comme des victimes expiatoires. Sous la houlette de Gonzalo Quesada, l’équipe italienne affiche désormais un visage conquérant.
### Un parcours de longue date
Les succès récents contre les grandes nations du Sud, ainsi que la solidité démontrée face à l’Écosse ou l’Irlande, ne relèvent pas du hasard. Pour le pilier Simone Ferrari, cette montée en puissance est profondément ancrée.
Simone Ferrari s’est confié via **Midi Olympique** :
« Je trouve étrange que tout le monde soit si surpris de nos dernières performances. Les résultats ont été spectaculaires, mais notre parcours a commencé il y a longtemps ».
Portée par des talents comme Ange Capuozzo ou Tommaso Menoncello, l’Italie semble avoir définitivement laissé derrière elle ses anciens complexes pour s’imposer désormais comme une valeur montante du rugby européen, laissant la « cuillère de bois » aux Gallois.
### Rester humble face à l’ogre français
Malgré une défaite frustrante en Irlande, où les Italiens ont frôlé l’exploit, la prudence reste de mise avant d’affronter les Bleus.
Ferrari refuse tout excès de confiance :
« Il ne faut pas prendre la grosse tête, le plus dur est de confirmer. Dimanche, nous affronterons un adversaire très fort, qui joue magnifiquement bien avec Dupont, qui dispose de trois-quarts exceptionnels et qui peut se vanter – en plus d’avoir une mêlée très forte –, d’avoir des qualités et de la profondeur dans tous les secteurs ».
### Rivaliser plutôt qu’apprendre
L’objectif dimanche est clair : transformer les bonnes intentions en véritable exploit. L’Italie ne vient plus pour observer, mais pour s’imposer, animée d’une certitude nouvelle.
Comme le martèle le joueur du Benetton Trévise :
« Aujourd’hui, l’Italie n’a plus peur de battre qui que ce soit. Il faut arriver à être précis plus et peut-être avoir un peu plus de chance, comme en fin de première mi-temps ou sur l’en-avant de Menoncello. Nous y arriverons ».
Les hommes de Fabien Galthié sont prévenus : ils affronteront une équipe déterminée à bousculer la hiérarchie établie.






