Le XV de France vise toujours le Grand Chelem après deux victoires remarquables contre l’Irlande et le pays de Galles. Ces succès, obtenus sans plusieurs cadres historiques tels qu’Alldritt, Fickou ou Penaud, révèlent une profondeur d’effectif inédite.
**Cap vers le 2 octobre 2027**
Chaque rencontre rapproche les Bleus de la Coupe du Monde 2027. Fabien Galthié a déjà fixé son regard sur le match d’ouverture face aux États-Unis. Il reste « exactement 18 rencontres » pour affiner un groupe ambitieux, comme le souligne le sélectionneur : « On a compris qu’il fallait donner de l’expérience à d’autres joueurs pour en avoir trois par poste ».
**Des « problèmes de riche » au centre et en troisième ligne**
La richesse du vivier français oblige le staff national à faire des choix difficiles parmi de nombreux talents. Au centre, si la paire Moefana-Depoortere semblait s’imposer, les blessures ont permis à Brau-Boirie et Gailleton, joueurs de Pau, de se révéler. Le retour à disposition des Toulousains Gourgues et Barassi pour le match contre l’Italie augmente la concurrence, portant à six le nombre de prétendants directs pour seulement deux places.
En troisième ligne, la concurrence est tout aussi dense : Jelonch, Jegou, Cros, Nouchi, Boudehent, ainsi que des profils hybrides tels que Guillard, Flament ou Ollivon composent un groupe impressionnant. S’ajoutent à eux Capilla, Fisher, Woki, Matiu, Roumat, Gazzotti, Castro Ferreira et Abadie. Cette abondance permet à Galthié d’adapter son équipe selon l’adversaire sans perdre en qualité.
**Une charnière et un talon de classe mondiale**
La France bénéficie d’une charnière à la hauteur des plus grandes nations. Antoine Dupont retrouve son meilleur niveau, épaulé par Serin, Le Garrec, Lucu ou Jaunneau. À l’ouverture, Matthieu Jalibert offre une dimension offensive différente de celle de Romain Ntamack, tandis que Thomas Ramos reste une alternative solide.
Au poste de talonneur, la bataille est également intense. Julien Marchand, fort de ses 50 sélections, demeure le leader, mais Peato Mauvaka revient en force. Derrière eux, Maxime Lamothe et les jeunes Guillaume Cramont et Thomas Lacombre pointent déjà le bout de leur nez.
**Une bataille féroce sur le triangle arrière**
Le poste d’ailier illustre parfaitement cette nouvelle dynamique : « Damian Penaud pourrait être titulaire dans beaucoup de sélections mais se retrouve aujourd’hui quatrième ou cinquième dans la hiérarchie. » Louis Bielle-Biarrey est considéré comme intouchable, tandis que Théo Attissogbé impressionne avec huit essais en dix matchs. La relève, incarnée par Arfeuil, Grandidier ou Dréan, assure l’avenir, pendant que Thomas Ramos s’impose comme l’arrière incontournable.
**Les défis de la deuxième ligne et des piliers**
En deuxième ligne, Charles Ollivon remet en question la place de Thibaud Flament au poste de numéro 4, avec le jeune Auradou en embuscade. Le poste de numéro 5 reste ouvert : Mickaël Guillard s’est imposé, mais Emmanuel Meafou peine à confirmer sa présence. Des joueurs comme Staniforth, Maximin ou Posolo Tuilagi sont suivis de près pour étoffer la rotation.
Enfin, la position de pilier droit demeure un point faible après la retraite d’Atonio et les blessures de Tatafu. Si Jean-Baptiste Gros assure à gauche, le vivier à droite est moins fourni. Néanmoins, la densité globale du groupe laisse penser que la France a les moyens de décrocher un titre mondial, même sans domination écrasante en mêlée fermée.







