Le Tournoi des Six Nations 2026 marque un véritable tournant dans la gestion de l’équipe de France par Fabien Galthié. En choisissant de se passer de trois cadres historiques — Damian Penaud, Gaël Fickou et Grégory Alldritt — le sélectionneur a pris un pari audacieux. Après deux journées, ce choix s’avère être une véritable réussite.
Le secteur des ailiers illustre parfaitement ce changement. Titulaire en raison de ses qualités sous les ballons hauts, Théo Attissogbe enchaîne les performances de haut niveau, ayant déjà inscrit trois essais. Sa montée en puissance fragilise sérieusement la place de Damian Penaud, malgré ses belles statistiques en club.
Au centre, la concurrence est encore plus féroce. La jeune paire paloise Brau-Boirie – Gailleton, éclatante lors du match à Cardiff, s’ajoute à d’autres alternatives solides comme Moefana, Depoortere, ainsi que le retour de Kalvin Gourgues et Pierre-Louis Barassi. Ce vivier dense semble éclipser Gaël Fickou, le joueur le plus capé de l’ère Galthié, dont un retour apparaît de plus en plus compromis.
Le cas de Grégory Alldritt est plus nuancé mais tout aussi préoccupant. Si le poste de numéro 8 manque de doublures naturelles, Mickaël Guillard s’impose comme un « gros porteur » performant et fiable. Par ailleurs, les profils d’Anthony Jelonch, Temo Matiu ou Lenni Nouchi s’affirment, remettant en cause l’unicité du recours à Alldritt.
Avec ces choix forts, Fabien Galthié envoie un message clair à ses joueurs : « Plus personne n’est protégé par son statut. » Si Penaud, Fickou et Alldritt restent des talents majeurs, ils savent désormais que leur retour en équipe nationale passera par des performances exceptionnelles, face à une jeune génération qui a su prendre le pouvoir avec brio.







