Le Stade Toulousain de nouveau secoué par des controverses financières
Le Stade Toulousain se retrouve une fois de plus plongé dans une tempête médiatique et réglementaire. Après les dossiers liés à Romain Jaminet et Cheslin Kolbe, c’est désormais le volet des contrats d’image d’Antoine Dupont et d’Anthony Jelonch qui soulève des interrogations.
Au cœur du débat se trouve la société 3S-Alyzia, partenaire du club, et des montants qui n’auraient pas été pris en compte dans le plafond salarial autorisé, appelé salary cap.
Selon une enquête de L’Équipe, Antoine Dupont aurait perçu environ 1,8 million d’euros depuis 2017 via ces accords, tandis qu’Anthony Jelonch aurait touché 170 000 euros. Le problème majeur réside dans l’intégration de ces sommes dans le comput du salary cap.
Le club a d’ailleurs dû assumer une première sanction : il a « accepté une amende de 200.000 € dans le cadre d’une médiation disciplinaire confidentielle » en 2023, liée à un premier manquement sur le contrat de son demi de mêlée vedette.
Face aux accusations, le Stade Toulousain et les joueurs concernés rejettent fermement toute irrégularité. Ils affirment qu’il ne s’agit en aucun cas d’un « salaire déguisé ». Les prestations de représentation sont réelles, menées lors d’événements internes à l’entreprise. Les conseils juridiques du club réfutent l’existence d’un pacte occulte, même si le manque de transparence alimente les critiques.
Cette affaire fragilise un club déjà lourdement sanctionné pour d’autres montages financiers, avec récemment « une amende de 1,3 million d’euros et un retrait de deux points après l’affaire Jaminet ».
Le salary cap, fixé à 10,7 millions d’euros pour la saison 2025-2026, demeure le garant de l’équité sportive du Top 14. Toutefois, ce cadre strict est de plus en plus contesté, y compris par les joueurs. Antoine Dupont lui-même a dénoncé des règles jugées « trop intrusives, notamment sur l’exploitation de l’image individuelle ».
Alors que la Ligue Nationale de Rugby envisage de faire évoluer ce dispositif pour la saison 2026-2027, ce nouveau dossier toulousain souligne la complexité croissante des montages financiers dans le rugby professionnel. Entre attractivité financière et exigence de transparence, le salary cap reste un garde-fou délicat à maîtriser.







