
Matthieu Jalibert, initialement pressenti pour piloter le jeu tricolore face à l’Italie, a finalement dû renoncer à sa place de titulaire à la dernière minute. L’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles a expliqué au micro de France Télévisions les raisons de ce forfait ainsi que ses ambitions pour la suite du Tournoi des Six Nations.
Une blessure contractée face au pays de Galles
Le Bordelais souffrait d’une gêne musculaire depuis la large victoire française du week-end précédent. Si le staff pensait d’abord à une simple fatigue, les examens ont révélé un problème plus sérieux.
« Ça va, j’ai ressenti une petite gêne au niveau du mollet à la dernière action du match contre le pays de Galles. On pensait à des crampes, une petite tension musculaire. On a essayé de gérer la semaine de la meilleure des façons. »
Mais lors du dernier entraînement, les sensations se sont dégradées.
« Mais les sensations hier à la mise en place n’étaient pas très bonnes donc j’ai fait un examen poussé qui a révélé une petite lésion au niveau du mollet. On ne voulait pas prendre de risque pour ne pas aggraver la blessure et me soigner sereinement pour espérer revenir contre l’Écosse. »
Un remaniement tactique maîtrisé
Ce forfait a contraint le sélectionneur Fabien Galthié à revoir sa feuille de match. Thomas Ramos est ainsi reculé à l’ouverture, tandis que Théo Attissogbe occupe le poste d’arrière. Gaël Dréan effectue quant à lui ses débuts en équipe de France à l’aile droite.
Une réorganisation qui ne perturbe pas Jalibert :
« Depuis le début de la préparation, on travaille beaucoup avec les rotations et la disponibilité de chaque joueur à certains postes. Thomas (Ramos) a l’habitude de jouer en 10, Théo (Attissogbe) en 15 avec la Section. Sur les entraînements à haute intensité, on a déjà beaucoup travaillé comme ça. »
Malgré la différence de profils, le numéro 10 reste confiant pour la suite :
« Honnêtement, je ne pense pas que ça va changer énormément de choses. Le système va rester le même. Bien sûr, Théo a des qualités autres que Thomas à l’arrière, c’est moins un meneur de jeu. Il peut moins s’imposer en numéro 10 comme le fait Thomas et comme on le faisait sur les précédents matches. Mais ce sont des joueurs talentueux, ils vont réussir à s’adapter à ce système. »
Le Bordelais doit désormais faire face à une course contre la montre pour être apte à disputer la prochaine rencontre contre l’Écosse, le 7 mars à Édimbourg.







