Le Twickenham, désormais Allianz Stadium, n’avait plus subi une telle humiliation depuis longtemps. Ce samedi 21 février, l’Angleterre a été balayée par une Irlande impériale, s’inclinant lourdement 21-42, et voit ainsi ses derniers espoirs de titre s’évanouir sous la grisaille londonienne.
Pour la 100e sélection de Maro Itoje, les hommes de Steve Borthwick ont sombré, exposant des failles inquiétantes qui rappellent le revers subi une semaine plus tôt à Murrayfield.
**Un début de match catastrophique**
Le début de rencontre a tourné au cauchemar pour les locaux, incapables de contenir les assauts irlandais. En à peine trente minutes, le tableau affichait déjà un retard de 22 points, tandis que deux piliers de l’équipe, Luke Cowan-Dickie et Freddie Steward, quittaient prématurément la pelouse sur blessure.
Face à la presse, le sélectionneur Steve Borthwick n’a pu que constater les dégâts :
« C’était extrêmement décevant. Il faut féliciter l’Irlande pour la façon dont elle a joué. Elle a très bien su saisir ses chances et j’ai trouvé son jeu au pied excellent aujourd’hui. »
Lucide sur les faiblesses de son équipe, il a ajouté :
« On se rend la tâche impossible, on concède trop de points en début de match et on ne réussit pas à marquer. »
**Borthwick face à la tempête médiatique**
Malgré une entame de Tournoi prometteuse face au pays de Galles, ce revers alourdit considérablement le bilan des Anglais. Pourtant, le technicien de 46 ans conserve pour l’instant la confiance de sa fédération. Fort d’une série de 12 victoires consécutives récemment achevée, il s’efforce de calmer la déferlante médiatique à dix-huit mois de la Coupe du Monde.
Interrogé par ITV, il a dénoncé les jugements hâtifs :
« Il y a deux semaines… les gens disaient que nous étions la meilleure équipe du monde et maintenant ils diront toutes sortes d’autres choses, et ni l’un ni l’autre n’est vrai. »
Pour lui, cette équipe est en pleine transition :
« Après deux défaites, les gens diront autre chose sur cette équipe, ce ne sera pas vrai non plus. La vérité se situe quelque part entre les deux : nous sommes une équipe qui a encore beaucoup de travail à faire. Nous le savons, je l’ai toujours dit. »
Le calendrier ne s’annonce pas clément pour les Anglais, qui devront affronter la redoutable Italie puis la France lors de leurs deux derniers déplacements de ce Tournoi 2026.







