Ce dimanche, lors d’un match de réserve opposant Sévérac-d’Aveyron à Maureilhan-Montady, Noha Loubéty, un jeune ailier de 23 ans, a été victime d’une agression d’une rare violence. Transporté en urgence absolue au service de neurochirurgie du CHU de Purpan à Toulouse, il lutte désormais pour sa vie.
Le diagnostic médical est inquiétant : après avoir reçu un coup de poing à la tempe au moment de réaliser un plaquage, le jeune homme souffre d’un enfoncement de la boîte crânienne accompagné d’une hémorragie cérébrale. Une première intervention chirurgicale a eu lieu ce lundi, mais son état reste extrêmement préoccupant.
L’auteur présumé de cette agression est un jeune joueur né en 2005, placé en garde à vue dès dimanche soir. Contrairement aux premières rumeurs évoquant une consommation de stupéfiants, le procureur de la République a confirmé que les tests de dépistage sont négatifs.
Cette information vient contredire les propos de Joël Agullon, président du club de Sévérac-d’Aveyron, qui s’est dit “immensément en colère face au comportement du joueur adverse” et a déclaré : « Cet individu n’était pas maîtrisable. Il a d’ailleurs été positif à la cocaïne. »
Le dirigeant aveyronnais, s’appuyant sur les premiers échos du terrain, condamne fermement l’attitude du jeune Héraultais, déjà sanctionné cette saison par un carton rouge : « Il a commis un acte délibéré et n’est pas allé s’en prendre aux plus costauds pour passer ses nerfs. Non, il a cogné sur un petit. Ce joueur n’a pas sa place sur un terrain de rugby. Il ne doit plus pouvoir jouer. » Il conclut avec amertume : « C’est plus un boxeur qu’un rugbyman. Qu’il choisisse. »
Au-delà de la violence du geste, c’est l’attitude qualifiée de « nonchalante » du joueur mis en cause après l’incident qui a choqué, y compris parmi ses coéquipiers. Le comité de rugby de l’Occitanie s’est saisi de l’affaire et envisage des sanctions exemplaires.
L’enquête judiciaire se poursuit afin de qualifier les faits de violence volontaire dans une enceinte sportive. Cette qualification pourrait être aggravée en fonction de l’évolution de l’état de santé de Noha Loubéty.







