Le président de la Ligue Occitanie, Joël Castany, s’est exprimé après l’acte de violence grave qui a laissé un jeune joueur de 23 ans dans le coma ce dimanche. Face à cet événement dramatique, il annonce une réponse à la fois humaine, disciplinaire et judiciaire.
Joël Castany confirme auprès de **Midi Olympique** que le joueur reste dans un état critique : « À l’heure où on parle, le jeune joueur est dans le coma, avec une opération qu’il a subi et avec des résultats qui ne donnent pas ce qu’on attendait au départ. Ça, c’est le plus important et le premier point. Ensuite, le deuxième point c’est la famille. J’ai eu le père de la victime au téléphone et c’est terrible ce qui arrive. Je lui ai fait part de ce qu’on pouvait faire pour eux si c’était nécessaire : c’est-à-dire les accompagner financièrement. Mon travail depuis hier après-midi, c’est de trouver des solutions, travailler avec la fondation Ferrasse, pour que la famille puisse se rapprocher du lieu d’accueil du jeune, en l’occurrence à Toulouse, et dans des conditions matérielles acceptables pour qu’ils soient au plus près de la situation.»
Le dirigeant détaille ensuite les autres volets de la réaction institutionnelle. « Le troisième point, c’est la discipline sportive, les commissions vont se réunir, il y a tous les éléments, l’arbitre a fait un rapport, etc. Moi, je ne m’ingère pas dans les affaires des commissions de discipline, elles vont faire ce qu’elles ont à faire. Et le quatrième point, c’est la justice. Et à l’heure où on parle, on n’a pas d’élément à ce sujet, si ce n’est que le présumé coupable a été mis en garde à vue hier en fin de journée. Ça appartient à la justice. Nous voulons faire les choses en bonne et due forme, parce que je pense que, très sincèrement, il y aura un avant et un après. »
Jamais confronté à une telle violence, Joël Castany insiste sur la gravité de l’agression : « C’est-à-dire que je n’ai jamais connu, ni en tant que joueur, ni en tant qu’entraîneur, ni en tant que président de club, une intensité pareille. On a eu des blessés, on a eu des KO – il y a d’ailleurs un jeune homme, Théo de Tournay, qui sort juste à peine du coma – mais à chaque fois c’était accidentel. Là, il y a une violence caractérisée. C’est une agression, comme vous l’auriez dans la rue vous-même, rentrant dans la voiture chez vous, ça n’a rien à voir avec le rugby. C’est une agression pure et simple. Mais quand elle vient d’un joueur de rugby, elle nous affecte. »
Des sanctions sévères sont envisagées, souligne-t-il, évoquant le durcissement des règles disciplinaires : « Vous savez, on a entamé une campagne de prévention sur les addictions, on a renforcé les sanctions maintenant à compter de 25 semaines de suspension. Si elle tombe sous ce niveau de sanction, l’équipe ne fait plus de championnat de France. Par exemple, cette équipe, malheureusement, avec ce qu’a fait ce joueur, si elle atteint ce niveau de sanction, elle ne sera pas qualifiée, c’est certain. Je ne peux pas préjuger de la sanction, ce sera à une commission de discipline de le faire. On a pris des mesures mais malheureusement, on se rend compte qu’elles ne suffisent pas. »
Enfin, concernant les rumeurs d’un test positif à la cocaïne pour l’agresseur, Joël Castany appelle à la prudence : « Je laisse le souhait à chacun d’assumer ses propos. Ce sont des éléments juridiques qui appartiennent à la justice. La Ligue est en train de rechercher la méthode qui nous permettrait d’accéder aux pièces juridiquement parce que c’est très grave. Il faut être très précautionneux sur les déclarations, moi, je suis précautionneux. J’étais en train d’échanger avec notre avocat pour savoir quelle est la meilleure façon pour nous d’accéder aux pièces, à toutes les pièces. C’est souvent de se constituer partie civile. »
Face à cette affaire qui secoue le monde amateur du rugby régional, la Ligue Occitanie plaide pour une gestion rigoureuse et respectueuse des procédures, afin d’éclaircir cette affaire et prévenir de tels drames à l’avenir.







