Le XV de France s’est largement imposé face à l’Italie (33-8), confirmant son statut de favori pour le Grand Chelem. Ce succès n’a pas laissé les observateurs internationaux indifférents, qui saluent la profondeur de l’effectif tricolore tout en pointant certaines failles.
Selon la presse britannique, la force des hommes de Fabien Galthié réside dans leur redoutable efficacité, même si le jeu apparaît parfois brouillon. Le *Telegraph* souligne que « La France n’a peut-être pas produit son meilleur rugby, mais a démontré une efficacité clinique en transformant les erreurs italiennes en points ». Le quotidien met aussi en lumière la gestion du staff : « Ce n’était peut-être pas une démonstration éblouissante, mais Thomas Ramos, appelé à l’ouverture après la blessure de Jalibert, a su mener l’attaque avec autorité, et la combinaison de jeunes talents comme Gaël Dréan et des cadres comme Antoine Dupont a payé. »
L’intérim de Thomas Ramos au poste de numéro 10 suscite toutefois quelques réserves tactiques. *The Times* emploie une métaphore musicale pour qualifier son apport : « Thomas Ramos ? Quand il est arrière, il est le pianiste secondaire de l’équipe et l’ensemble est harmonieux ; À l’ouverture, ce fut parfois moins le cas et on se dit qu’en Écosse, la France aura besoin de Jalibert, le meilleur ouvreur du continent actuellement. » Le journal s’amuse également du surnom du pilier droit Dorian Aldegheri, dit « Doudou » : « Selon un proverbe français, un surnom révèle la personnalité d’un homme. Le pilier droit français Dorian Aldegheri est surnommé ‘Doudou’, comme une couverture réconfortante ou une peluche. De l’autre côté de la mêlée, Simone Ferrari, le numéro 3 italien, a mené dimanche la mêlée la plus puissante du tournoi. Sous le toit du stade, l’Italie a connu quelques moments de joie en mêlée, mais sa touche l’a laissée tomber. »
En Italie, le ton est plus amer. *La Gazzetta dello Sport* dénonce « quanti errori a Lilla : la Francia ringrazia e chiude la pratica 33-8 » — « tant d’erreurs à Lille : la France remercie et clôt la pratique 33-8. » Les nombreuses fautes techniques des Transalpins ont offert une victoire tranquille à une équipe de France qualifiée de mélange unique entre puissance et talent.
Pour conclure, *The Guardian* résume l’impression globale suscitée par les Bleus : « La France possède des qualités martiales, mais ses joueurs sont avant tout de grands artistes, susceptibles de remporter le grand chelem. »







