L’avenir de Faf de Klerk, demi de mêlée emblématique des Springboks, suscite de nombreuses spéculations sur le marché des transferts. Alors que son contrat avec les Yokohama Canon Eagles arrive à son terme au Japon, une destination surprenante pourrait bouleverser les plans des grands clubs européens : les Cheetahs de Bloemfontein.
Selon les informations révélées par Rugby Pass, le retour de De Klerk en Afrique du Sud, longtemps considéré comme improbable en raison des difficultés financières des franchises sud-africaines, devient désormais envisageable. Le Free State Rugby Union, club des Cheetahs, a en effet bénéficié d’une importante injection de capitaux grâce à un consortium d’hommes d’affaires, ce qui a permis d’assainir ses finances et de relancer ses ambitions sportives.
Le club sud-africain « envisage sérieusement » de recruter le n°9 dès le mois de juin pour pallier le départ de Ruben de Haas vers les États-Unis. De son côté, Faf de Klerk ne serait pas motivé par l’aspect financier mais par des raisons personnelles, puisqu’il « envisage sérieusement » cette option pour se rapprocher de ses proches.
Face à cette dynamique, le Top 14 et la Premiership restent toutefois à l’affût. À 34 ans, De Klerk demeure une cible prisée par plusieurs clubs européens. Un retour en Angleterre chez Sale Sharks est évoqué, tout comme des pistes sérieuses en France. Perpignan a un temps étudié la candidature du joueur avant de renoncer face à ses prétentions salariales. La Section Paloise, performante cette saison, reste en embuscade. Pourtant, l’attrait financier des clubs européens pourrait ne pas suffire à contrer le désir de stabilité familiale du joueur, d’autant qu’il a été « déréférencé » administrativement par son club japonais après sa blessure à la cheville en décembre dernier.
Sportivement, un retour à Bloemfontein offrirait à De Klerk un rôle de cadre indiscutable. Moins aligné récemment par Rassie Erasmus chez les Springboks, il pourrait mettre son vaste savoir au service d’un effectif en reconstruction et encadrer la jeune génération de demis de mêlée locaux. Ce choix dépendra donc d’un équilibre délicat entre le défi sportif, le confort familial et un sacrifice financier que le joueur serait prêt à faire pour « rentrer à la maison ».







