
Le rugby international s’apprête à entrer dans une nouvelle ère avec le lancement du Championnat des nations, prévu pour l’été 2026. Mais cette innovation suscite déjà la controverse, notamment autour du sort réservé aux Fidji.
Les Flying Fijians exilés à 16 000 km de leurs bases
Dans une décision surprenante, les matches à domicile des Fidji se joueront… en Grande-Bretagne. Les Flying Fijians, emmenés par Josua Tuisova, devront disputer leurs rencontres « à domicile » loin de leur île, une situation inédite qui choque les observateurs.
World Rugby justifie ce choix par un argument économique et logistique : « faute d’infrastructures suffisantes chez eux », les Fidji n’ont pas la capacité d’accueillir ces rencontres. Ainsi, leurs matches à domicile auront lieu à Cardiff face au Pays de Galles, à Liverpool contre l’Angleterre, puis à Édimbourg pour affronter l’Écosse — un véritable exil sportif qui ressemble davantage à une tournée européenne qu’à une réception classique.
Le fonctionnement de la nouvelle élite mondiale
Ce nouveau Championnat des nations, organisé tous les deux ans, réunira le gotha du rugby mondial avec les douze meilleures équipes : les six nations européennes (Angleterre, Écosse, France, Irlande, Italie, Pays de Galles), les quatre grandes puissances de l’hémisphère Sud (Afrique du Sud, Argentine, Australie, Nouvelle-Zélande), ainsi que Fidji et le Japon.
Pendant que les Fidjiens évolueront sur le sol européen, le XV de France débutera sa campagne par une tournée à l’autre bout du monde. Les Bleus ouvriront leur parcours à Christchurch contre la Nouvelle-Zélande, avant de défier l’Australie à Brisbane, puis de conclure cette première phase à Tokyo face au Japon.
Ce calendrier inédit promet une compétition intense, mais l’exil forcé des Fidjiens jette une ombre sur cette nouvelle ère rugbystique.







