Samedi prochain, le Stade Toulousain recevra Montauban à Ernest-Wallon pour la 18ème journée du Top 14. Un rendez-vous attendu, où le pilier Joel Merkler se montre à la fois confiant et vigilant.
Interrogé par *Midi Olympique*, Merkler a exprimé son impatience à l’idée de retrouver la pelouse toulousaine : « C’est sûr que le groupe et moi, sommes très excités à l’idée de jouer demain à la maison et de pouvoir faire un très bon match dans la continuité de l’état d’esprit que le groupe a affiché à Paris par exemple. Donc oui, j’espère que Montauban en fera les frais mais ce ne sera pas facile, ce ne sera pas donné, notamment parce que c’est une équipe qui cherche des points à tout prix. Donc il faudra être très sérieux sur la construction du match. »
Malgré la position de Montauban au bas du classement, Joel Merkler met en garde contre une rencontre qui s’annonce rude : « Je pense que ce sera un match très dur, notamment au début. C’est une équipe qui va tout donner, qui cherche les points à tout prix et donc ils vont beaucoup s’engager. Il faut qu’on soit très sérieux. Il ne faut pas montrer de lassitude. Et pour ce genre de match piège, il ne faut pas se laisser faire. »
L’international espagnol souligne également la solidité de l’adversaire, récemment promu de Pro D2 : « Ils sont conquérants, c’est quand même une équipe qui vient de Pro D2 qui est un championnat très dur, âpre même. Ils ont des avants d’expérience, ils ont quelques individualités fortes sur l’homme. Il faudra donc pouvoir contrer ça, ainsi que leur mêlée, un secteur où ils ne vont pas mal. »
S’il est conscient que Toulouse est logiquement favori, le pilier rappelle qu’en rugby rien n’est jamais acquis : « C’est normal qu’on nous voit gagner, on a eu de très bons résultats dans toutes les compétitions auxquelles on a participé, donc c’est un peu normal. Ce qu’il faut savoir, que ça reste un sport, et en sport il n’y a jamais rien de donné. En face, il y aura 23 gars qui vont essayer de nous battre physiquement et en terme résultats. Par exemple, avec l’Espagne, j’ai déjà été personnellement dans ce rôle-là, celui de l’équipe qui est moins dominante. Mais je sais que tout est possible, et qu’en face, il y aura 23 mecs de Montauban qui sont d’un très bon niveau, et qui peuvent nous battre, s’ils mettent tout de leur côté, et que nous, on ne fait pas les choses comme il faut. Il faut juste être conscient qu’on peut perdre contre les équipes, contre lesquelles on est censés gagner. »
Après une absence prolongée depuis le 20 décembre à cause d’une blessure, Joel Merkler décrit cette période comme « un peu pénible ». « C’était un peu pénible parce que c’était quelque chose qui se jouait aux sensations. On ne savait pas qu’elle était la cause exacte de cette blessure, et quelle en serait la durée. Rien de très grave finalement, mais c’était vraiment un suivi au jour le jour et il fallait attendre que le corps aille mieux pour pouvoir remettre de la contrainte. J’avais mal au dos, j’avais mal à la hanche aussi, c’était un peu une pathologie bizarre. Je ne saurais pas vraiment la décrire, il faudrait demander l’avis de l’équipe médicale. Mais en fait, j’avais une espèce de blocage à la hanche. »
Malgré cette période compliquée, le pilier est resté proche de ses coéquipiers : « On reste dans le groupe parce qu’on vient quand même tous les matins, mais on a un groupe qui, au-delà du sportif, est très soudé. Essayer de participer à la vie de groupe dans le rôle qu’on a quand on est blessé, ce n’est pas évident, mais ça fait du bien, ça vous permet de rester dans le truc. On vient au match, on encourage. On a aussi un rôle aussi avec les partenaires après les matchs. Ensuite, on reste dans les vestiaires rigoler après les entraînements. On a eu aussi quelques repas d’équipe. Il faut essayer de ne pas lâcher le truc, même si on se sent moins concerné, moins dans l’enthousiasme des matchs que les autres. Mais le fait de participer aux activités extra-sportives aide à ne pas se sentir en dehors du groupe. »
Enfin, Joel Merkler a confié avoir pris beaucoup de plaisir à suivre la performance de Toulouse lors de leur dernier succès contre le Stade Français à Paris : « Oui, pour moi, c’était un des matchs plus sympas que je vais pu voir dernièrement. Oui, c’est le genre de matchs qui construisent une saison par la confiance qu’ils donnent et par le fait qu’on peut se dire qu’on a quarante ou quarante-cinq gars qui sont au niveau et que quand on affiche un bon état d’esprit, on a plus de chances de sortir un bon résultat. Mais oui, moi aussi j’ai été surpris par la performance, avec notamment zéro essai encaissé. »







