Le centre bayonnais Guillaume Martocq ne cherche pas d’excuses après la lourde défaite de son équipe face à Clermont, ce samedi au Michelin. Titulaire, il dresse un constat sans appel, fustigeant les carences défensives et soulignant l’impérieuse nécessité de tourner la page après le départ de Grégory Patat.
### Un constat d’échec défensif
Pour Martocq, le scénario est devenu trop familier : malgré des objectifs ambitieux affichés avant chaque match, l’Aviron Bayonnais peine à les concrétiser sur le terrain. « Forcément. On s’était promis des choses qui n’ont pas été réalisées encore aujourd’hui. On le dit à chaque déplacement, mais il va falloir qu’on se réveille sérieusement », confie-t-il dans *Sud-Ouest*. Le manque d’agressivité et la faiblesse défensive ont, selon lui, été les principaux responsables de ce naufrage au Michelin. « Même si on a eu plusieurs occasions pour marquer et faire que le score soit un peu moins sévère, on a manqué d’agressivité, on a perdu nos duels. »
### Fini les tergiversations autour du staff
Face aux questions sur les turbulences internes liées au changement de staff, Martocq appelle à recentrer le débat sur l’essentiel, à savoir la performance sportive. « On est déçus de nous et de ce qu’on a montré. Il faut qu’on arrête de se cacher derrière la situation qu’il y a eue. Maintenant, il y a un staff qui a été décidé. Il faut qu’on avance tous ensemble, qu’on arrête de parler, que nous, les joueurs, on se concentre sur notre job, sur le rugby et sur nos matchs. Après, ça va aller. »
### Une pause pour repartir de l’avant
Avec une 12e place au classement du Top 14 et seulement huit journées restantes, Bayonne entre dans une phase décisive de sa saison. Pour Martocq, la pause de dix jours à venir est une chance précieuse pour régénérer un groupe en souffrance, tant sur le plan mental que physique, avant le déplacement crucial à Montauban. « Je pense qu’il faut qu’on arrête aussi de se poser des questions. Il faut qu’on se remette tous dans le droit chemin et qu’on se dise les choses. On a dix jours de vacances qui vont nous faire du bien. Il faut le dire, ça n’a pas été simple les dernières semaines, mais c’est à nous de basculer. »







