À l’approche du dénouement du Tournoi des Six-Nations, les clubs français se préparent à un retour à la compétition intense. Ce dimanche, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) se déplace à Pau pour un match crucial, déterminant pour sa position au classement.
Pour Maxime Lucu, demi de mêlée de l’UBB, ce rendez-vous est plus qu’une simple rencontre : c’est un test de maturité pour une équipe qui doit gérer les multiples interruptions du calendrier international. « Honnêtement, on est à fond dans le club. Il n’y a même pas de question à se poser avec ce qui peut se passer en haut ou quoi. On travaille du mieux possible. Ce qui a été difficile, c’est surtout d’avoir eu des semaines de repos, puis un match, puis encore une semaine de repos et puis un match… Tu n’enchaînes pas forcément les semaines d’entraînement comme tu aimerais ou alors ce n’est pas facile de le faire. Donc il faut aller à l’essentiel, travailler du mieux possible », confie-t-il à Sud-Ouest.
Cette gestion des doublons exige de la fraîcheur et une capacité d’adaptation rapide. La récupération de joueurs clés redonne de la vigueur à l’effectif girondin, qui parvient à maintenir une dynamique positive malgré ces aléas.
Avec 10 points récoltés lors des deux dernières rencontres, l’UBB témoigne d’une progression notable. Selon Lucu, ce succès est la conséquence directe d’une expérience acquise au fil des saisons : « C’est peut-être l’expérience des années précédentes, le fait d’assimiler ça dès le début de la saison et d’arriver avec beaucoup plus de confiance, de donner aussi beaucoup plus les clés à des mecs qui des fois jouent moins quand tout le monde n’est pas là. Les saisons précédentes, on prenait moins de points dans ces matchs-là. » Cette maturité permet au club d’affronter les moments clés de la saison avec une stabilité renforcée.
Quant à l’adversaire du jour, la Section Paloise, Lucu loue son évolution constante, décrivant sa réussite actuelle comme une véritable « rançon de la gloire ».
Sur le plan international, la situation de Maxime Lucu reste en suspens. Interrogé sur ses chances d’intégrer l’équipe de France, il prône la patience et la concentration sur le présent : « Oui, ça va être compliqué d’y participer. Après, on sait très bien qu’un Tournoi, c’est long. Donc même s’il ne reste que deux matchs, on sait qu’il peut y avoir des blessures à tout moment. Il faut que je sois performant sur le terrain, ce qui a été le cas contre Castres. Après, je ne me prends pas forcément la tête avec ça. En tout cas, s’il y a besoin de moi, je répondrai présent. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas et je me concentre sur le club. Les équipes qui ont commencé le Tournoi sont rarement celles qui ont fini. Il faut être patient. »
Dans cette période charnière, l’UBB et son capitaine en demi de mêlée misent donc sur la résilience collective et la rigueur pour franchir un cap décisif dans leur saison.







