
Le nouvel entraîneur principal de l’Aviron Bayonnais, Gerard Fraser, a vécu un début de mandat difficile. Dix jours seulement après le départ de Grégory Patat, les Basques se sont lourdement inclinés sur la pelouse de Clermont, 38 à 15. Cette défaite s’inscrit dans une série noire : Bayonne reste en quête d’une victoire depuis le début de l’année 2026.
### Les joueurs et le staff face à la crise
La frustration règne dans le vestiaire bayonnais. Cheikh Tiberghien, l’arrière, exprime son désarroi : « La situation est compliquée. On ne nous demande pas de choisir l’entraîneur ou le président. On est des joueurs et on n’a rien à voir avec la politique du club. On est clairement dans le négatif. On doit vite trouver le levier. Personne n’aime perdre un match mais quand vous enchaînez les défaites… On sait qu’il y a 26 journées dans le Top 14 mais ça commence à faire beaucoup. »
Cette série de sept revers consécutifs pèse lourdement sur le moral du groupe.
Gerard Fraser reconnaît les lacunes techniques de son équipe : « On avait insisté toute la semaine sur le défi physique et on est passé à côté en première période. On avait aussi insisté sur la nécessité de gagner le ballon et de le tenir. On a été pris dans les rucks et on a commis beaucoup d’en-avant. »
Pour sa part, le centre Guillaume Martocq déplore un manque d’engagement général : « On s’était promis des choses qu’on n’est pas faites. La confiance, il faut aller la chercher quelque part et ça commence par l’état d’esprit. On n’a pas rivalisé avec eux car on n’était pas présents sur les bases. On ne peut pas manquer d’agressivité, on ne peut pas manquer autant de plaquages. On ne peut pas non plus gâcher autant d’occasions. L’essai qu’on prend alors qu’on a une touche à cinq mètres de leur ligne, ça fait très mal. »
### Une domination claire de Clermont
Rapidement, la rencontre a basculé en faveur de l’ASM. Malgré une tentative de réaction bayonnaise initiée par Manu Tuilagi, les Basques ont fini par lâcher prise. Gerard Fraser analyse la supériorité clermontoise durant ses phases de domination : « Quand Clermont trouve le momentum dans le jeu, ils sont pratiquement impossibles à arrêter, ils cassent les plaquages, on subit et on recule. »
Le manque de précision dans la zone de marque a également été fatal : « On doit entrer dix fois dans les 22 mètres adverses et six ou sept fois on n’en a rien fait. »
### Un indispensable « reset » en perspective
Pour inverser la tendance, l’Aviron Bayonnais mise désormais sur la trêve à venir. Gerard Fraser y voit une opportunité de repartir à zéro, un « petit reset » vital pour son groupe.
L’objectif du prochain stage à Seignosse est clair selon lui : « mettre en place ce qu’on veut pour la fin de saison : être acteur de notre parcours. Ne pas penser au-delà du prochain match et rester sur ce qu’on peut maîtriser. »
Bayonne doit rapidement retrouver des couleurs pour espérer sortir de la spirale négative qui menace sa saison.







