L’Aviron Bayonnais a une nouvelle fois été dominé par une équipe du Top 14. Lors de son déplacement à Clermont, le club basque n’a pas su élever son niveau de jeu, subissant une lourde défaite qui soulève des interrogations quant à sa capacité à performer à l’extérieur.
Guillaume Martocq, centre bayonnais, a fait un constat sans détours sur la prestation collective. Il confie à *Midi Olympique* :
“On est déçus parce qu’on s’était dit certaines choses, on avait mis en place des éléments qui n’ont pas encore été réalisés aujourd’hui. On le répète à chaque déplacement : il va falloir qu’on s’affirme sérieusement. Même si, sur l’agressivité, on n’a pas été présents, on a quand même eu plusieurs occasions où on aurait pu marquer. Le score aurait alors été un peu moins sévère. Mais forcément, en première mi-temps, on a manqué d’agressivité, on a perdu nos duels. C’est une équipe qui joue bien dans l’avancée, avec les offloads comme Clermont, c’est compliqué, et forcément, on est en difficulté.”
Le problème récurrent de la défense a été particulièrement visible : avec un taux de réussite au plaquage inférieur à 70 % à la mi-temps, l’Aviron s’est lui-même mis en danger. Martocq insiste sur ce point fondamental :
“Ce n’est pas normal, et surtout, si on veut espérer quelque chose à l’extérieur, c’est sur ces points-là qu’on doit être performant. Il faudra réagir vite. La confiance, il va falloir qu’on aille la chercher quelque part, c’est sûr. Mais sur l’état d’esprit et sur l’agressivité, c’est quand même la base du rugby. Là-dessus, on n’a pas le droit de passer à côté. Au final, on pouvait être plus proches d’eux. Mais ce n’est pas normal de gâcher autant d’occasions. On a su trouver des espaces et mettre en danger cette équipe de Clermont, mais on n’a pas su marquer les points qu’il fallait. À l’extérieur, le moindre point compte, il faut les prendre.”
Le mental et l’état d’esprit sont aussi pointés du doigt. Après plusieurs journées compliquées, Martocq appelle à une mobilisation générale et à une prise de responsabilité individuelle :
“Déçus de nous, déçus de l’état d’esprit qu’on a montré. Il faut qu’on arrête de se cacher derrière la situation qu’il y a eue. Maintenant, un staff a été décidé, il faut qu’on avance tous ensemble, qu’on arrête de parler et que nous, les joueurs, on se concentre sur notre travail, sur le rugby et sur nos matchs.”
Face à Clermont, en pleine lutte pour le Top 6, l’écart sur le terrain a été évident. Martocq reconnaît :
“Oui, ils ont eu beaucoup plus d’envie que nous. On n’a pas rivalisé avec eux, honnêtement. Même si on a loupé plusieurs occasions, si déjà on n’est pas présents sur les bases, on ne peut rien espérer. On aurait peut-être pu dire autre chose si on avait mis les bons ingrédients, mais ce n’était pas le cas.”
Les phases de transition ont également été un point faible, exposant l’Aviron à des contre-attaques dévastatrices. Martocq pointe un exemple marquant :
“C’est difficile quand on perd un ballon et qu’on a énormément d’espace à défendre contre des trois-quarts très bons. On a été mis en difficulté. Je pense notamment à un essai où on a une touche à cinq mètres, et ça nous fait mal, parce qu’on est à deux doigts de marquer. Au final, on se retrouve derrière les poteaux et le match est plié. Il faut qu’on travaille ces phases de transition contre les équipes complémentaires.”
Pour tenter de redresser la barre, l’Aviron Bayonnais s’apprête à profiter de la trêve du Tournoi des 6 Nations pour un stage de préparation. Martocq y voit une opportunité de repartir sur de bonnes bases avant un déplacement déterminant à Montauban :
“Je pense qu’il faut qu’on arrête de se poser trop de questions. Il faut qu’on se remette tous dans le droit chemin et qu’on se dise les choses. On a dix jours de vacances qui vont forcément faire du bien aux têtes. Il faut le dire, les dernières semaines n’ont pas été simples. À nous de basculer. On a un déplacement important à Montauban, et on a besoin de retrouver la victoire. Une fois la victoire retrouvée, il faudra enclencher une bonne dynamique. À nous de relever la tête et d’aller de l’avant.”







