Au Stade Toulousain, là où brillent les stars comme Dupont, Ntamack ou Mauvaka, un autre joueur impose peu à peu sa marque : Joël Merkler. Ce pilier droit espagnol, au gabarit impressionnant (1,94 m pour 132 kg), s’est imposé en quelques saisons comme un élément clé du schéma d’Ugo Mola. Son rôle est d’autant plus crucial lors des fenêtres internationales, où il remplace avec brio Dorian Aldegheri, affichant une solidité remarquable.
### Le rêve catalan : du football au rugby
Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de Catalogne, une région où le rugby reste mineur, à une telle carrière rugbystique. À 24 ans, Joël Merkler peut déjà se targuer de trois Boucliers de Brennus et une Champions Cup à son palmarès. Pourtant, c’est d’abord au football qu’il a consacré ses premières années, évoluant pendant huit ans comme gardien de but dans le club de Sant Cugat del Vallès, inspiré par les exploits des légendes du FC Barcelone.
Interrogé sur ses rêves d’enfance par Ici Occitanie, il confie sans détour :
“Mon rêve d’enfance, c’était de jouer au Barça.”
Un objectif naturel pour un garçon nourri aux exploits de Messi, Iniesta ou Victor Valdés, et né à quelques kilomètres du mythique Camp Nou. Le virage vers le rugby s’est opéré tardivement, sous l’impulsion de son père anglais, passionné par l’ovalie. Avec recul et autodérision, Merkler analyse sa trajectoire :
“En Espagne, le foot, c’est le choix logique. Puis selon tes qualités, tu y restes ou pas. Moi, j’y suis trop resté pour les qualités que j’avais.”
### Un avenir international prometteur
Arrivé à Toulouse en 2022, Merkler a gravi les échelons à vive allure. Son prochain défi majeur se dessine déjà : la Coupe du monde 2027 en Australie. Qualifiée pour la deuxième fois seulement de son histoire, l’Espagne comptera sur son pilier dans la poule C, face au Canada, aux Fidji et à l’Argentine.
Cette compétition pourrait également lui offrir l’opportunité de croiser sur le terrain ses coéquipiers toulousains, Santiago Chocobares et Juan Cruz Mallia. Tous partagent sans doute un passé commun fait de rêves de grandeur, d’abord sur les pelouses de football avant de devenir des figures montantes du rugby mondial.







