
**Une rentrée sous le signe de l’amertume**
Dimanche en fin de journée, les 42 joueurs sélectionnés par Fabien Galthié ont retrouvé le Centre National de Rugby (CNR) de Marcoussis. L’objectif est clair : entamer la dernière ligne droite de la compétition. Pourtant, l’ambiance est loin de l’euphorie habituelle. Ces retrouvailles, teintées de frustration, reflètent les tensions internes autour de l’organisation de cette phase cruciale du tournoi.
**Le projet de stage écarté**
À l’origine de cette crispation : un projet de stage avorté. Afin de mieux préparer le choc face à l’Angleterre, le staff et les joueurs avaient formulé une demande précise : « briser la routine et s’envoler quelques jours vers une destination plus clémente ». L’idée de s’entraîner à Nice en amont du match contre l’Écosse avait notamment été avancée.
Mais cette requête a été catégoriquement rejetée par les dirigeants de la Fédération Française de Rugby, comme l’a révélé Midi Olympique. Fidèles à une politique « axée sur la rigueur financière », les instances ont privilégié les économies au détriment du changement de cadre.
**L’Essonne, unique horizon**
Ainsi, Antoine Dupont et ses coéquipiers devront se contenter des installations essonniennes jusqu’à la fin de leur préparation, à l’exception d’une courte escapade de trois jours en Écosse. Ce statu quo inquiète particulièrement le staff technique du XV de France.
Au-delà des contraintes logistiques, c’est surtout l’état des terrains à Marcoussis qui pose problème. Malmenés par les récentes intempéries, ils sont « loin d’être optimaux », ce qui complique la qualité des séances d’entraînement.
Cette accumulation de difficultés impose aux Bleus une préparation plus austère que prévu avant d’affronter le XV de la Rose.






