À 32 ans, Dorian Aldegheri traverse un moment clé de sa carrière avec le XV de France. Pour la première fois, le pilier toulousain a enchaîné trois titularisations consécutives lors du Tournoi des Six Nations, participant activement aux victoires contre l’Irlande, le pays de Galles et l’Italie.
Malgré les critiques de certains experts, Aldegheri a su répondre présent sur le terrain. Dans un entretien franc accordé à *La Dépêche*, il dresse un bilan lucide de sa performance sans chercher à se dérober.
### Un remplaçant devenu titulaire par la force des choses
Conscient de la situation, Aldegheri reste humble. Il reconnaît que sa place dans le XV de départ est largement liée aux nombreuses absences à son poste.
« Après, il ne faut pas se leurrer, c’est aussi parce qu’il manque du monde. Mais j’essaie d’être à la hauteur. Des fois, ça passe. Des fois, ça ne passe pas. (…) Personnellement, ça va. J’ai fait deux premiers matchs contre l’Irlande et le pays de Galles où j’étais plutôt satisfait », confie-t-il avec sincérité.
### Le perfectionnisme d’un pilier d’expérience
Si le bilan des Bleus reste globalement positif, Aldegheri se montre critique envers sa propre prestation, notamment lors du dernier match contre l’Italie où la mêlée française a montré des failles.
« Après, c’est sûr que tout n’est pas parfait. Moi, je retiens beaucoup le négatif. Je pense que j’aurais pu faire mieux contre l’Italie, parce que forcément, la conquête, on avait vu que c’était solide. Et la mêlée contre l’Italie… Ouais, j’aurais pu faire un peu mieux je pense. Mais bon, ça n’a pas été ridicule, non plus », analyse-t-il.
À l’approche du choc contre l’Écosse, les difficultés persistent en première ligne, avec de nouveaux forfaits. Dorian Aldegheri devrait donc une nouvelle fois occuper le rôle de pilier titulaire sous les ordres de Fabien Galthié, avec l’ambition de décrocher un deuxième titre consécutif dans le Tournoi des Six Nations.







