À deux jours du match décisif à Murrayfield, Fabien Galthié, le sélectionneur du XV de France, a fait le point ce jeudi 5 mars lors de sa traditionnelle conférence de presse.
Si le respect pour l’adversaire est total, le technicien tricolore n’a pas manqué d’adresser quelques remarques acerbes concernant les conditions d’accueil, pour le moins rudimentaires, réservées à ses joueurs.
### Un adversaire familier
Connaissant parfaitement la menace écossaise, devenue un rival régulier des Bleus, Galthié a rappelé : « Disons que l’adversaire, l’Écosse, c’est un adversaire qu’on connaît bien, qu’on joue régulièrement tous les ans, et qu’on joue aussi en match de préparation à la Coupe du monde depuis maintenant un certain temps. »
Le sélectionneur a également rendu hommage à Murrayfield, la mythique enceinte locale : « C’est un adversaire qui va recevoir, donc déjà, le stade, qui fait partie de tous ces stades exceptionnels du Tournoi des VI Nations, Murrayfield. »
### « On se change dans les couloirs »
S’il s’est montré respectueux envers l’adversaire et le stade, Fabien Galthié a pris un ton plus ironique en évoquant la logistique. Selon lui, les Écossais réservent aux Français un accueil volontairement inconfortable.
« L’accueil ? C’est toujours très difficile de se déplacer en Écosse », a-t-il lancé. « Le vestiaire, il faut savoir que, pour moi, c’est le plus petit vestiaire au monde. On se change dans les couloirs. Il faut dire les choses comme elles sont. Ils nous obligent à nous changer dans le couloir. Donc déjà, ça donne le ton. »
Malgré les demandes répétées du staff français visant à obtenir plus d’espace, le XV du Chardon reste inflexible : « On a beau demander régulièrement s’ils peuvent nous donner la pièce d’à côté, qui est disponible et qui est normalement, l’autre partie du vestiaire, eh bien, on ne l’a pas. Donc on continue à se préparer, à se changer dans le couloir pour un match international. »
### Une petite comparaison qui en dit long
Pour illustrer l’étroitesse de leur vestiaire, Galthié a conclu avec une pointe d’humour : « Le vestiaire des arbitres est plus grand ! Il est juste à côté du nôtre, et il est plus grand. Donc ça donne le ton. On sait où on met les pieds dès l’arrivée au stade. »
Les Bleus sont donc prévenus : ce samedi à 15h10, la bataille ne se jouera pas uniquement sur la pelouse, mais aussi dans leur capacité à ne pas être déstabilisés par ces conditions difficiles. Une victoire à Murrayfield garantirait aux Français le titre dans le Tournoi avant même le choc contre l’Angleterre.







