
Charles Ollivon, pilier du RC Toulon, confirme une fois de plus sa capacité exceptionnelle à revenir au sommet après des blessures graves, notamment sa rupture des ligaments croisés en 2025. Pour l’affrontement crucial en Écosse ce samedi, il retrouve sa place de titulaire.
### Un retour attendu, mais stratégique
Après avoir débuté sur le banc contre l’Italie, Ollivon et son partenaire Mickaël Guillard réintègrent le XV de départ en deuxième ligne. Ce changement n’est pas une sanction, mais s’inscrit dans une stratégie claire de Fabien Galthié visant à maintenir une saine émulation avec le duo toulousain Flament-Meafou.
Le sélectionneur a insisté :
« On a été très satisfaits de l’association Thibaud Flament-Emmanuel Meafou contre l’Italie, tout comme on a été très satisfaits de l’association Charles Ollivon-Mickaël Guillard lors des deux premiers matchs et également de leur apport en tant que finisseurs contre l’Italie ».
Pour lui, cette concurrence est une source de motivation :
« En deuxième ligne, la compétition et l’émulation les tire vers le haut. Les choix ont été faits en fonction de la performance et de l’émulation interne et il faut que cela continue comme ça. »
### « Notre équipe aura besoin d’un grand Charles samedi »
Passé de troisième ligne à numéro 4, Ollivon s’est imposé avec éclat dans ce rôle. Son jeu aérien et son endurance font de lui un atout précieux face aux Écossais. Fabien Galthié mise beaucoup sur son expérience et son leadership pour ce match décisif à Murrayfield :
« On a besoin de Charles samedi. Il est titulaire, cela veut dire beaucoup de choses pour nous. Il a fait des performances de très haut niveau depuis le début du Tournoi. Notre équipe aura besoin d’un grand Charles samedi », a-t-il souligné lors de l’annonce de la composition.
### Un avant buteur au flair d’ailier
Au-delà de son rôle de pilier, Ollivon est aussi un redoutable finisseur. Il détient le record d’efficacité en essais pour un avant dans l’histoire du XV de France avec 19 réalisations, dont deux nouveaux inscrits lors de ce Tournoi.
Ce samedi, dans la brume d’Édimbourg, le « phénix » toulonnais aura à cœur de briller à nouveau pour guider les Bleus vers la victoire.







