À deux jours d’un déplacement crucial en Écosse, Yannick Jauzion, légende du XV de France avec ses 73 sélections, s’est confié sur RMC à l’approche du choc du Tournoi des Six Nations.
Optimiste quant aux chances de décrocher un nouveau Grand Chelem, l’ancien centre toulousain appelle cependant à la vigilance face à deux adversaires redoutables qui ne feront aucun cadeau.
« Ce sera difficile en Écosse »
Après un début de compétition sans faille, les Bleus sont naturellement les favoris pour la victoire finale. Mais pour Yannick Jauzion, la clé réside dans la capacité des joueurs à maintenir leur rigueur jusqu’au bout. « Les deux derniers matchs sont difficiles mais pas très difficiles », nuance-t-il.
Il met en garde avant la rencontre de samedi à Murrayfield : « Ce sera difficile en Écosse parce que c’est une très bonne équipe depuis quelques années. Ils jouent le Tournoi, eux aussi. »
Malgré cette prudence, il se montre rassuré par l’état d’esprit du groupe : « Je pense que les Français seront très concentrés. C’est pour cette raison que ça ne me fait pas trop peur. Il faudra vraiment jouer à notre niveau parce que le moindre écart par rapport à notre potentiel pourrait nous coûter cher. »
Le « Crunch » contre l’Angleterre : le piège ultime
Une fois l’obstacle écossais franchi, les Bleus devront conclure face à l’Angleterre le 14 mars au Stade de France. Ce duel s’annonce comme un défi physique et mental majeur. « L’Angleterre, ce sera difficile aussi. Sur ce type de match, les Anglais sont pénibles », prévient Jauzion.
Selon lui, les Anglais comptent sur cette rencontre pour relancer leur tournoi : « Ils n’ont pas retrouvé leur niveau de cet automne. À mon avis, le seul bon match qu’ils vont faire c’est à Paris. Ils attaquent les matchs à fond au moins pendant 60 minutes. Ça risque de se décanter sur la fin. »
Un groupe en pleine progression
Malgré ces mises en garde, Yannick Jauzion est impressionné par la dynamique actuelle du XV de France. Il souligne la maturité collective et la richesse du réservoir de joueurs : « On sent de la confiance, de la maîtrise, une capacité à élever le niveau quand il y en a besoin. On les voit progresser petit à petit. Ils engrangent de plus en plus de confiance. Ça permet d’intégrer les jeunes dans des conditions faciles. On sent un gros vivier. »
Alors que le Tournoi entre dans sa phase décisive, le XV de France pourra compter sur cette progression pour affronter ses derniers défis et viser le Graal.







