L’US Montauban vit une saison extrêmement difficile et son avenir en Top 14 est compromis : le club évoluera la saison prochaine en Pro D2.
Interrogé par La Dépêche, Johan Dalla Riva, directeur général de l’USM, a dressé un bilan sans concession tout en gardant une lueur d’espoir.
« Il est clair qu’elle ne répond pas vraiment à nos attentes. En ce qui nous concerne nous avons un peu le beau rôle puisque nous ne sommes pas sur le terrain. Pourtant, comptablement, rien n’est encore définitivement perdu. Bien sûr qu’honnêtement c’est peut-être un peu compliqué de se projeter sur un maintien mais tant que le couperet n’est pas tombé, il faut continuer à tout donner. Certes les fenêtres de tir ne sont plus nombreuses mais tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir », confie-t-il.
Le dirigeant déplore notamment les occasions manquées en début de saison : « Le début de saison a été plutôt positif. Plusieurs fois nous ne sommes pas passés loin de la victoire, et je pense que cette confiance qui n’a pas été prise d’entrée, ces points perdus d’entrée nous font énormément défaut aujourd’hui. »
Malgré la déroute actuelle, il appelle les joueurs à conserver la foi : « Les joueurs doivent croire en eux. La différence des scores est trop importante, ce n’est pas possible. Même si le groupe n’est pas habitué aux joutes du Top 14, il doit croire en lui. Bien sûr que c’est dur à vivre mais ils ne doivent plus se poser de questions. Je pense qu’il y en a certains qui ont fait pire que nous. On n’a pas à rougir. Il ne faut pas que ce que nous vivons actuellement ait des répercussions sur les saisons suivantes. »
Johan Dalla Riva souligne aussi l’écart considérable qu’impose le Top 14, aussi bien sur le plan sportif que médiatique : « Le Top 14 c’est un autre monde, on s’en est rendu compte. L’aspect médiatique est démultiplié. Le club a été pris dans des sujets extra-sportifs qui ont bien évidemment existé, mais qui ont été traînés en longueurs pendant des mois et des mois pour créer le buzz. La médiatisation de tout est bien plus importante qu’en Pro D2. Cela ne nous a pas aidés d’être focus à 200 %. La Coupe d’Europe ne nous a pas aidés à rebondir. »
Malgré une probable relégation, l’US Montauban entend poursuivre son développement. « Même s’il y a la descente au bout, nous allons conserver ce que nous avons mis en place. Cela servira quoi qu’il arrive car le rugby est en constante progression, que ce soit en Top 14 ou en Pro D2. Il est clair que les travaux que nous avons entrepris à Sapiac étaient nécessaires et que le stade nécessite un agrandissement. Nous avons fait le maximum ce que nous pouvions l’été dernier, et on espère bouger encore quelques lignes dans les mois qui viennent. Nous sommes passés de 280 partenaires à 400, avec une bonne image d’une équipe qui a relevé un challenge dont personne ne la sentait capable, certes de façon atypique mais ça a plu à nos partenaires. Il n’y a pas que le Top 14 mais aussi l’USM dans le Top 14 qui a attiré de nouveaux partenaires. »
Sur le plan financier, le club assure une santé solide : « Bien sûr que le club se porte bien, voire mieux. Nous avons souhaité garder la tête froide, sans faire de folie. Il reste que la saison piège sera la suivante. Il y a des investissements qui sont faits sur le stade, dont certains sont portés par le club, des investissements au Ramiérou… Nous avons fait les choses dans l’ordre. »
L’US Montauban espère désormais tourner la page et bâtir un avenir stable, même si la Pro D2 s’annonce comme une épreuve à relever.







