En pleine préparation du choc face à l’Écosse, Fabien Galthié a profité de la conférence de presse tenue ce jeudi 5 mars pour clarifier la nouvelle ligne du staff tricolore concernant les médias. Depuis l’automne dernier, l’accès aux entraînements et au quotidien des joueurs a été fortement restreint, marquant un net tournant par rapport à l’ouverture totale affichée au début de son mandat.
### Une volonté initiale de transparence
Le sélectionneur a d’abord rappelé que son arrivée à la tête des Bleus avait mis fin à une période d’opacité.
« Lorsqu’on a pris l’équipe de France, on a voulu ouvrir. Parce qu’auparavant, c’était plutôt fermé, plutôt opaque, il y avait toujours des jeux autour de la composition d’équipe et nous, on n’a pas voulu jouer autour de ça. »
Cette stratégie visait avant tout à renforcer le lien avec le public français :
« On veut vous laisser travailler parce qu’on veut que nos fans, que nos supporters, que les gens qui aiment le rugby puissent avoir des informations, puissent lire ce qui se passe, puissent partager ce qui se passe. C’est nécessaire d’avoir un maximum de transparence. Et on veut continuer comme ça. »
### La crainte de « l’espionnage » sportif
Toutefois, cette proximité excessive a fini par dévoiler des failles stratégiques que le staff ne souhaite plus exposer à la concurrence.
« On s’est rendu compte que cette transparence pouvait nous jouer des tours. On sait très bien que les images, ça voyage. On sait les lire et à travers les images, on peut lire une stratégie facilement. On peut lire une ambition. »
Pour Fabien Galthié, la protection du groupe prime désormais, quitte à frustrer certains observateurs :
« Il y a aussi des fois où on a besoin de se protéger. Donc il y a des choses qu’on a besoin de gérer, entre guillemets, avec un maximum de sérénité. C’est pour ça que par moments, on s’en excuse, et j’espère que nos fans vont comprendre. On ne peut pas tout montrer. Il y a l’aspect sportif aussi, on sait qu’on a des adversaires qui nous étudient de très très près. Et parmi les délégations des journalistes qui viennent filmer nos entraînements, il y en a parfois qui sont très très proches de nos adversaires. C’est la règle du jeu. »
Cette nouvelle posture illustre le délicat équilibre entre transparence médiatique et protection tactique, alors que les Bleus s’apprêtent à livrer un duel crucial dans le Tournoi des Six Nations.







