Thomas Ramos, arrière du XV de France, est revenu sur la lourde défaite des Bleus face à l’Écosse, au micro de RMC Sport. Une rencontre décevante où la France n’a jamais vraiment pu rivaliser, malgré le point de bonus offensif glané en toute fin de match.
« On est tombé sur une très belle équipe, joueuse, très athlétique, qui nous a dominé presque tout le match », a analysé Ramos. « Nous, un peu plus d’indiscipline à chaud, j’ai l’impression, que sur les autres matchs. On a laissé énormément la possession à cette équipe. Quand on est face à l’équipe d’Écosse, qu’on les laisse jouer, qu’ils ont le momentum, forcément, on subit ce qui s’est passé un petit peu aujourd’hui. C’est dommage. Heureusement qu’on repart avec un point comptablement parce que ça nous permet de rester en haut du tableau avec eux. S’il y a un point positif aujourd’hui à retirer, c’est peut-être celui-ci. »
Pour l’arrière, le manque d’agressivité des Bleus en première mi-temps a coûté cher : « On a trop laissé le ballon à cette équipe, on a trop subi. C’est dommage. Il y a 15-20 bonnes minutes à la fin où on a retrouvé notre rugby. En première mi-temps, on a deux actions, on marque deux essais et on ne fait plus rien. C’est ça qui est dommage sur notre première mi-temps, on met 14 points et plus rien derrière. Ça montre que rien n’est acquis, même sur les choses où on pensait avoir progressé. Ça nous rappelle qu’il faut toujours faire des focus dans la semaine. À nous d’apprendre cela, encore. »
Le score était trop lourd pour espérer un retournement de situation, regrette-t-il : « À un moment du match, il y a 50-25. Quand tu prends 50 points, tu as beau remonter, les 50 points sont là. Bravo à cette équipe écossaise qui a maîtrisé son sujet du début à la fin. Elle a montré une intensité et un enthousiasme débordant tout au long du match, chose que nous n’avons pas eu. Parfois, on a perdu des matchs de notre faute. Mais on est tombé sur meilleur que nous. »
Pour le futur, Thomas Ramos appelle à la vigilance et au travail : « Comment rebondir ? À nous d’avoir une réponse le week-end prochain. Ça nous montre que rien n’est acquis. Il faut toujours être en alerte. Ce n’est pas parce qu’on a eu trois week-ends de qualité… Défensivement, on s’était retrouvé. Au niveau de la discipline aussi. Ce sont des secteurs qui n’ont pas fonctionné aujourd’hui (samedi) et sur lesquels il faut travailler sans relâche. »
Enfin, il a réagi à une remarque d’un journaliste évoquant d’un ton morose qu’il restait encore « un Tournoi à gagner » : « Tu me dis ça comme si, avec tes yeux, comme s’il y a encore un tournoi à gagner, comme si ce n’était rien. Non, comme tu dis, il y a encore un tournoi à gagner. On avait la possibilité d’avoir un tournoi plus facile pour aller chercher un grand Chelem. J’ai fait une interview dans la semaine où je disais, c’est impossible de parler de grand Chelem tant qu’on n’est pas venu jouer en Écosse. La preuve en est ce soir. »
« Il y a encore un tournoi à gagner, comme je le dis à chaque fois, peu importe, c’est le même trophée. Alors oui, c’est moins prestigieux de se dire qu’on ne fait pas le Grand Chelem. Mais en revanche, on a envie de remporter ce deuxième tournoi d’affilée. Ça fait très longtemps que la France n’a pas gagné deux tournois d’affilée. On n’a pas envie de le laisser à une autre nation. On est un peu abattu au vu du score et de notre match ce soir mais je crois qu’on va très certainement très vite basculer sur le match de l’Angleterre pour le préparer au mieux et surtout pour aller chercher ce tournoi au bout. »







